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Le ministre israélien de la Défense, Yisrael Katz, a affirmé que l’armée resterait sur le mont Hermon pour renforcer la sécurité de la région et « poursuivre la protection » des Druzes en Syrie. Son message, publié mardi sur la plateforme X, met en avant l’importance d’une présence militaire continue sur ce point stratégique afin de prévenir des menaces perçues en provenance de la Syrie.
Les déclarations de Yisrael Katz
Katz a souligné que le maintien des forces sur le mont Hermon et dans la zone de sécurité nécessaire est essentiel pour protéger les communautés du Golan et de la Galilée. Il a lié cette posture à la leçon tirée des événements du 7 octobre, en parlant des risques hérités du passé syrien.
Dans son message, il a réitéré la volonté d’Israël de continuer à assurer la « protection » des Druzes en Syrie, formulant cette promesse comme un engagement durable de la politique israélienne dans la région.
Rencontres diplomatiques et cessez-le-feu
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs réunions ont eu lieu récemment pour traiter de la situation à Soueïda après un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël. La diplomatie a connu des réunions inédites entre responsables syriens et israéliens, notamment des échanges tenus à Paris.
- La semaine dernière, le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Al-Chaïbani, a rencontré une délégation israélienne à Paris.
- Les discussions ont porté sur la réactivation de l’accord de séparation des forces de 1974, qui avait établi une zone tampon sous supervision onusienne dans le Golan occupé.
- Il s’agit du deuxième rendez-vous public entre les deux parties à Paris en moins d’un mois, après des accords en juillet visant à poursuivre les pourparlers sur la désescalade au sud de la Syrie.
Contexte des violences à Soueïda et intervention israélienne
Les rencontres diplomatiques font suite aux violences du 13 juillet dans la province majoritairement druze de Soueïda, qui ont fait des centaines de morts. Israël est intervenu par des frappes aériennes, affirmant agir pour « protéger » les Druzes et soutenir les communautés locales face aux combats impliquant forces gouvernementales et milices tribales arabes.
Le 19 juillet, Washington a annoncé un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël, qui a contribué à apaiser provisoirement la situation sur le terrain.
Occupation du Golan et positions stratégiques
Israël occupe la majeure partie des hauteurs du Golan depuis 1967. Dans le contexte du renversement du régime de Bachar al-Assad, Tel-Aviv a étendu son contrôle sur la zone tampon et a annoncé que l’accord de séparation des forces de 1974 avait cessé d’être appliqué après sa pénétration dans des secteurs au sud de la Syrie.
Le mont Hermon, situé à environ 35 km de Damas et à la frontière entre la Syrie et le Liban, revêt une valeur stratégique majeure. Sa maîtrise confère un avantage tactique et une capacité de surveillance importante sur la région.
Frictions persistantes et situation sécuritaire syrienne
Malgré l’arrivée d’une nouvelle administration syrienne dirigée par Ahmed Al-Shar’, qui n’a pas menacé explicitement Israël, Tel-Aviv continue de mener des frappes contre des cibles en Syrie. Ces opérations ont entraîné des pertes civiles et la destruction d’installations et de matériels militaires syriens.
Parallèlement, l’administration syrienne met en œuvre des efforts soutenus pour rétablir la sécurité intérieure depuis la chute du régime de Bachar al-Assad le 8 décembre 2024 et son départ en Russie.
Points clés
- Yisrael Katz affirme le maintien des forces israéliennes sur le mont Hermon pour renforcer la sécurité régionale.
- Israël déclare poursuivre la protection des Druzes en Syrie, promesse réitérée publiquement.
- Des réunions diplomatiques entre Damas et Tel-Aviv, tenues notamment à Paris, ont abordé la réactivation de l’accord de 1974 et la gestion du cessez-le-feu.
- Les frappes israéliennes en Syrie se poursuivent, malgré la nouvelle administration syrienne et les efforts pour stabiliser le pays.
La question de la protection des Druzes en Syrie reste donc au cœur des préoccupations sécuritaires et diplomatiques dans la région, tandis que la situation sur le terrain demeure fragile.