Home ActualitéSécurité et défenseNetanyahou critique l’armée israélienne sur l’offensive à Gaza

Netanyahou critique l’armée israélienne sur l’offensive à Gaza

by Sara
Israël, Palestine

Les tensions montent entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et les responsables militaires au sujet d’une éventuelle offensive terrestre à Gaza. Selon Haaretz, Netanyahou a reproché aux représentants de l’armée, lors de plusieurs réunions, d’exprimer des craintes excessives. Le débat porte sur les risques pour les soldats, le sort des prisonniers israéliens et l’efficacité d’une occupation de la bande de Gaza.

Critiques et mises en garde entre pouvoir politique et état-major

La presse israélienne rapporte des critiques franches de Netanyahou à l’encontre des officiers, qu’il accuse d’exagérer les dangers. Des responsables sécuritaires ont pour leur part indiqué que l’occupation de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, n’a pas permis de libérer des otages et a entraîné la mort de certains d’entre eux ainsi que de soldats israéliens.

Le chef d’état-major Eyal Zamir a averti les ministres que l’accentuation de la pression militaire sur le Hamas pourrait provoquer davantage de morts parmi les soldats et les captifs, tout en augmentant la pression sur les forces de réserve.

Risque pour les prisonniers et divergences sur la stratégie

Des cadres militaires ont exprimé leur inquiétude que Netanyahou, actuellement visé par des procédures de la Cour pénale internationale, passe outre leurs recommandations professionnelles lors des délibérations.

Selon des témoignages cités par la presse, l’ancien commandant des forces terrestres, Guy Tzur, a affirmé que l’occupation de la ville de Gaza et de la zone centrale n’apporterait aucun résultat tangible, exposant au contraire les soldats et mettant en péril la vie des otages.

  • Les autorités militaires ont indiqué que la destruction de la ville de Gaza, comme ce qui a été constaté à Beit Hanoun, prendrait au minimum une année.
  • La planification présentée par le chef d’état-major prévoit la possibilité d’interrompre les combats dès qu’un accord avec le Hamas serait conclu.
  • Les sources avertissent que lancer l’opération sans garanties suffisantes mettrait en danger les otages israéliens et fait l’objet de désaccords entre la direction politique et l’état-major.

Pressions pour accepter un accord d’échange

La chaîne israélienne 13 a rapporté que Zamir a appelé à accepter l’accord actuellement proposé, dit « accord Witkoff » modifié. Il a souligné que l’armée avait préparé les conditions pour un échange et que la décision finale revenait à Netanyahou.

Zamir a averti d’un grand danger pour la vie des otages si l’armée devait occuper la ville de Gaza, affirmant que, bien que l’occupation soit techniquement réalisable, le Hamas pourrait exécuter les captifs.

Toujours selon la même chaîne, le chef d’état-major a exprimé de vives réserves devant des responsables de la marine quant à la poursuite des opérations militaires dans la bande de Gaza.

Réactions politiques et accusations de « manipulation »

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, a accusé le gouvernement de jouer avec la situation alors qu’il assure qu’un plan approuvé par le Hamas existe, et a lancé : « le gouvernement manipule, et les otages meurent ». Il a rappelé que des promesses de préparer les conditions par des manœuvres militaires avaient déjà été entendues avant l’opération à Rafah, sans résultat pour la libération des captifs.

Les dissensions se sont intensifiées après une altercation verbale lors d’une réunion de sécurité réduite entre le chef d’état-major Eyal Zamir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich.

Chiffres et contexte carcéral

Israël estime que le Hamas détient quelque 50 otages, dont environ 20 encore vivants. En parallèle, les autorités israéliennes détiennent plus de 10 800 Palestiniens dans leurs prisons.

Des organisations de défense des droits dénoncent des allégations de torture et de négligence médicale à l’encontre de détenus palestiniens, ajoutant une dimension humanitaire aux débats militaires et politiques.

Points clés

  • Netanyahou critique l’armée pour ce qu’il considère comme des craintes excessives.
  • Le chef d’état-major met en garde contre une escalade qui pourrait coûter la vie à des soldats et à des otages.
  • Des responsables militaires estiment qu’une occupation prolongée de Gaza ne garantirait pas la libération des prisonniers.
  • Des voix politiques dénoncent des tergiversations gouvernementales alors que la situation des otages se dégrade.

Pour approfondir les profils et les contextes cités : Benjamin Netanyahou (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/11/25/%D8%A8%D9%86%D9%8A%D8%A7%D9%85%D9%8A%D9%86-%D9%86%D8%AA%D9%86%D9%8A%D8%A7%D9%87%D9%88), la ville de Rafah (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/12/7/%D8%B1%D9%81%D8%AD-%D9%81%D9%84%D8%B3%D8%B7%D9%8A%D9%86), la bande de Gaza (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/11/19/%D8%BA%D8%B2%D8%A9), Eyal Zamir (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2025/2/2/%D8%A5%D9%8A%D8%A7%D9%84-%D8%B2%D8%A7%D9%85%D9%8A%D8%B1-%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D9%87%D9%8A%D8%A6%D8%A9-%D8%A3%D8%B1%D9%83%D8%A7%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%8A%D8%B4), le Hamas (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/2/10/%D8%AD%D8%B1%D9%83%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%88%D9%85%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%B3%D9%84%D8%A7%D9%85%D9%8A%D8%A9-%D8%AD%D9%85%D8%A7%D8%B3), Yair Lapid (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2013/1/23/%D9%8A%D8%A7%D8%A6%D9%8A%D8%B1-%D9%84%D8%A7%D8%A8%D9%8A%D8%AF) et Bezalel Smotrich (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2024/1/8/%D8%A8%D8%AA%D8%B3%D9%84%D8%A6%D9%8A%D9%84-%D8%B3%D9%85%D9%88%D8%AA%D8%B1%D9%8A%D8%B4-%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D9%8A-%D8%B5%D9%86%D8%B9%D8%AA%D9%87-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AF%D8%A7%D8%B1%D8%B3).

source:https://www.aljazeera.net/news/2025/8/25/%d9%87%d8%a2%d8%b1%d8%aa%d8%b3-6

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