Accueil ActualitéSécurité et défenseTrump face à l’Iran : sanctions, cyberattaques et options militaires

Trump face à l’Iran : sanctions, cyberattaques et options militaires

par Sara
Iran, États-Unis

Lorsque le président américain a déclaré aux Iraniens que « l’aide arrive », ce n’était pas une simple formule rhétorique, mais la marque d’une stratégie graduée visant à accroître la pression sur Téhéran. Washington met ainsi sur la table un ensemble d’options allant des mesures économiques aux opérations plus agressives, toutes destinées à influer sur le comportement du régime iranien.

Pression économique: la première lame

La voie privilégiée reste l’étranglement économique, considéré comme la mesure la plus utilisée, politiquement la moins coûteuse et la plus rapide à produire des effets sur la société iranienne. Parmi les initiatives annoncées figure l’intention d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 25 % aux pays qui maintiennent des échanges commerciaux avec l’Iran, une mesure destinée à isoler l’économie iranienne en menaçant les intérêts commerciaux de ses partenaires.

Au-delà de l’effet sur les relations extérieures, l’administration mise sur des répercussions domestiques : l’expérience montre que la détérioration des conditions de vie peut alimenter des mouvements de contestation qui évoluent rapidement vers des revendications politiques.

Cyberattaques: viser les infrastructures et le contrôle de l’information

Les opérations numériques figurent également parmi les instruments de pression. Celles-ci ciblent en priorité les infrastructures sensibles, notamment les systèmes de communication et les moyens de contrôle de l’information, afin de gêner la capacité des autorités à gérer un éventuel mouvement de contestation.

La stratégie rappelle des épisodes passés reconnus par Téhéran, comme l’attaque du ver Stuxnet qui avait perturbé les centrifugeuses d’enrichissement à Natanz. Les autorités iraniennes elles-mêmes ont fait état de tentatives massives contre leurs réseaux et systèmes.

Assistance numérique et « soft power »

Sur un registre moins belliqueux, Washington et des acteurs privés ont commencé à faciliter l’accès à des services numériques permettant de rompre l’isolement. La mise à disposition de connexions par satellites, évoquée récemment, illustre cette option qui vise à reconnecter les citoyens iraniens au monde extérieur.

Ce soutien numérique peut renforcer la capacité d’organisation des protestataires et permettre la diffusion de leurs récits au-delà des frontières, ce qui le rend potentiellement très efficace tout en restant un instrument de faible intensité militaire.

Option militaire: frappes ciblées plutôt que conflit généralisé

Les sources américaines n’excluent pas le recours à la force, mais les estimations médiatiques privilégient des frappes chirurgicales et limitées plutôt qu’une confrontation ouverte. L’objectif affiché serait de frapper des installations sensibles ou des personnalités désignées, en évitant une escalade vers une guerre totale.

En parallèle, les responsables soulignent que la diplomatie demeure officiellement la première voie, même si elle s’exerce dans un climat tendu et parfois accompagné de messages militaires dissuasifs.

Un point commun: parier sur l’intérieur iranien

Toutes ces options convergent vers un même pari stratégique : faire porter le changement par la dynamique interne iranienne. L’objectif consiste à soutenir les mobilisations sociales, à élargir les canaux de communication et à rassembler un front international critique des pratiques du régime.

Face à Téhéran, la combinaison de sanctions contre l’Iran, d’attaques cybernétiques, d’appui numérique et de menaces limitées de force compose une palette d’outils destinée à exercer une pression multiforme sans basculer nécessairement dans un affrontement ouvert.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/15/%d9%85%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d9%82%d9%88%d8%a8%d8%a7%d8%aa-%d9%84%d9%84%d8%ad%d8%b1%d9%88%d8%a8-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%8a%d8%a8%d8%b1%d8%a7%d9%86%d9%8a%d8%a9-%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d9%81%d9%8a

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire