La SNCF a annoncé une hausse moyenne de 1 % des tarifs des TGV Inoui et Ouigo pour 2026, une progression présentée comme inférieure à l’inflation. L’estimation de l’inflation par l’Insee place le chiffre autour de 1,5 % en juin 2026. Cette hausse concerne les billets Inoui et Ouigo, sans distinction entre les parcours ou les services inclus. L’entrée en vigueur est attendue le 2 janvier 2026.

Hausse des tarifs TGV en 2026: +1% en moyenne
Selon un communiqué de SNCF Voyageurs, « À partir du 2 janvier 2026, les prix des TGV Inoui et Ouigo évolueront en moyenne de + 1 % en 2026, soit un niveau inférieur à l’inflation pour la quatrième année consécutive », indique un communiqué de SNCF Voyageurs.
La mesure prévoit que cela s’applique à l’ensemble des billets Inoui et Ouigo, sans distingo entre Ouigo, TGV sans services à bord, et Inoui, les TGV historiques du groupe.
La SNCF ne fait toutefois pas le distingo entre l’évolution des tarifs à prévoir sur les billets Ouigo, qui sont des TGV sans services à bord, à bas coût et bas tarif, et celle des billets Inoui, commercialisés pour les TGV historiques du groupe ferroviaire français.

Disparités et analyse des tarifs: Ouigo vs Inoui
Selon l’étude de l’association de consommateurs Fnaut citée dans les articles, le prix moyen d’un billet « bas tarif » Ouigo a subi 73 % d’augmentation entre 2017 et 2023, alors que le prix moyen d’un billet de TGV Inoui a peu augmenté (+4 %) en six ans.
« Contrairement à une idée reçue, cette augmentation n’est pas due à l’allongement des parcours des Ouigo et à ses destinations plus lointaines qu’à ses débuts », note la Fnaut. « En effet, le prix au kilomètre payé par un passager est passé de 3,7 centimes à 6,2 centimes, (+ 68 %) sur Ouigo, alors que le prix au kilomètre du TGV Inoui en France est passé de 10,3 centimes en 2017 à 11,1 centimes en 2023, soit +8 % ».
Dans ce contexte, la hausse moyenne annoncée par la SNCF est présentée comme une augmentation générale qui s’applique à l’ensemble des billets Inoui et Ouigo, sans distinguer les segments tarifaires ni les périodes de forte demande.