Le snowboardcross français peut viser un triplé olympique, à l’image des exploits qui ont marqué d’autres disciplines comme le skicross en 2014 ou le BMX en 2024. L’équipe est composée de huit riders, quatre femmes et quatre hommes, et elle a régulièrement franchi les podiums sur le circuit de Coupe du monde, avec peu d’étapes qui ont échappé au duo tricolore. Parmi eux figurent Léa Casta, Jonas Chollet et Julia Nirani Pereira, qui ont enchaîné des victoires et des doublés, renforçant l’impression d’une force de frappe collective.
Le chef de l’armada, Kevin Strucl, aborde la piste de Livigno avec une ambition claire : c’est un objectif et il ne peut pas mentir aux athlètes. Plusieurs membres peuvent viser les titres et l’or ; l’équipe ne se contente pas d’une médaille. Chez les filles comme chez les garçons, l’espoir est grand et chacun doit se lancer avec l’envie de briller.
Le tracé transalpin ne s’offre pas aux hésitants ; il exige d’énormes efforts pour entretenir la vitesse. Le dragon back avant le dernier virage est le juge de paix de cette piste, plus longue que celles du calendrier de la Coupe du monde. Quelles que soient les embûches, les Bleus ne se privent pas de l’étiquette de favoris et peuvent rêver d’un triplé.
Le rêve du triplé est évoqué par Julia Nirani Pereira, qui rappelle que le niveau est là mais que tout dépend de l’équilibre entre les qualifications et l’organisation du tableau pour éviter que plusieurs Français se retrouvent dans la même moitié. C’est son rêve dominical ; Léa Casta et Chloé Trespeuch partagent l’ambition et espèrent que tout s’aligne.
Sur le plan féminin, Léa Casta avait déjà brillé en remportant le globe de cristal de la Coupe du monde la saison précédente, tandis que Chloé Trespeuch revient de son congé maternité avec deux podiums individuels. Julia Nirani Pereira a remporté la deuxième Coupe du monde de sa carrière en janvier et vise une seconde médaille olympique après l’argent à Pyeongchang. Chez les hommes, le jeune Jonas Chollet, 17 ans, a marqué le début de saison par une victoire à Cervinia et a rejoint le collectif France aux côtés de son frère Aidan, 21 ans, et des expérimentés Merlin Surget et Loan Bozzolo. L’ambiance est bonne, mais l’entraînement reste exigeant et la concurrence interne pousse chacun à progresser, rappelle Trespeuch.
Pour les hommes, la sélection complète n’est tombée qu’après la Coupe d’Europe d’Isola 2000 fin janvier ; Julien Tomas et Quentin Sodogas, malgré leurs CV, n’ont pas été retenus. Merlin Surget affirme que l’équipe peut transformer l’essai sur la course la plus importante de l’olympiade et que chacun des quatre garçons déjà classés parmi les dix meilleurs mondiaux apporte une grande confiance à l’ensemble. Le staff veille à maintenir cette dynamique et à préserver l’esprit d’équipe. Ce jeudi, les hommes ouvrent le bal, puis les filles prendront le relais vendredi, et les rêves de chacun se mêlent à l’ambition du groupe.