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Un récent sondage, réalisé par l’institut Cluster17 pour le microparti Génération Écologie, révèle que 61% des Français se déclarent opposés à la loi Duplomb, un projet de loi controversé porté par le sénateur Laurent Duplomb.
Une majorité contre la loi Duplomb
Ce sondage, publié en exclusivité par La Tribune Dimanche, indique que 46% des répondants expriment un avis « très défavorable » à l’égard du texte. Le bloc de gauche, comprenant La France Insoumise (LFI), les Écologistes et le Parti Socialiste (PS), est particulièrement hostile à la loi. En revanche, l’électorat du Rassemblement National est partagé : 42% s’opposent à la loi, tandis que 40% soutiennent la pétition contre celle-ci, qui a déjà recueilli près de 2 millions de signatures.
Un niveau d’information élevé
Jean-Yves Dormagen, politologue et président de l’institut de sondage, souligne l’exceptionnelle portée médiatique de la loi Duplomb. Selon lui, 89% des personnes interrogées affirment avoir entendu parler du projet de loi et en comprendre les enjeux. Le texte vise à réintroduire, sous certaines conditions, des pesticides néonicotinoïdes, interdits en France depuis 2020, parmi lesquels l’acétamipride, un insecticide associé à la mortalité des abeilles.
Appels à un nouveau débat
Selon l’enquête, 64% des sondés souhaitent que le texte soit à nouveau débattu à l’Assemblée Nationale. Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et présidente de Génération Écologie, déclare que cette loi représente un « retour en arrière » pour l’environnement. Elle met en avant que la gauche, bien que majoritairement opposée, ne représente pas 64% des suffrages dans le pays.
Analyse des résultats
Jean-Yves Dormagen analyse que les groupes progressistes sont majoritairement contre cette loi, en particulier les anti-systèmes. En opposition, le pôle conservateur, regroupant des Français plus aisés, se montre plus favorable à cette nouvelle législation. Les modérés et centristes, quant à eux, affichent des opinions très divisées, mettant en lumière les contradictions au sein du macronisme face aux enjeux climatiques et économiques.
Décision du Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel, saisi par des députés et sénateurs de gauche, doit rendre sa décision « a priori » le 7 août sur cette loi contestée.