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Le président syrien Ahmed al‑Sharaa a participé au sommet COP30 des Nations unies au Brésil, réaffirmant son engagement à lutter contre le changement climatique et appelant à des investissements dans les énergies renouvelables pour soutenir la reconstruction du pays. Sa présence au sommet illustre le retour progressif de la Syrie sur la scène internationale après des années d’isolement. Cette intervention place la Syrie au centre des discussions sur la transition écologique et la reconstruction post‑conflit, sous le mot‑clé Syr ie COP30 climat.
Engagement climatique et position sur la convention internationale
Lors de son allocution, al‑Sharaa a assuré que la Syrie adhérait pleinement à la Convention‑cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Il a souligné la nécessité d’actions coordonnées pour limiter le réchauffement et protéger les populations vulnérables.
Le président a également décrit les impacts récents du climat sur la Syrie, évoquant « une sécheresse sans précédent depuis plus de six décennies », et a insisté sur l’urgence d’intégrer la résilience climatique aux projets de reconstruction.
Appel aux investissements et plans de reconstruction
Al‑Sharaa a invité la communauté internationale à investir dans les énergies renouvelables en tant que pilier des « plans ambitieux » de reconstruction et de relance économique de la Syrie. Il a présenté la transition énergétique comme une opportunité pour créer des emplois, moderniser les infrastructures et réduire la vulnérabilité face aux catastrophes climatiques.
Il a plaidé pour des partenariats durables basés sur la coopération et le transfert de technologies, en mettant l’accent sur des projets à long terme plutôt que sur des mesures ponctuelles.
- Développement des énergies solaires et éoliennes pour les zones urbaines et rurales.
- Programmes de formation pour les travailleurs et les ingénieurs locaux.
- Financement et soutien technique pour la résilience agricole face aux sécheresses.
Appel à la coopération régionale
Al‑Sharaa a appelé à renforcer « les liens de coopération de l’Amazonie aux rivières Barada et Euphrate », plaidant pour une collaboration inter‑étatique accrue. Selon lui, la lutte contre le changement climatique exige des réponses concertées entre nations développées et en développement.
Cette rhétorique visait à situer la Syrie dans un cadre global de responsabilité partagée, tout en insistant sur le rôle croissant des pays en développement dans les négociations climatiques.
Contexte politique et levée progressive des sanctions
Le sommet intervient peu après une décision du Conseil de sécurité des Nations unies visant à lever les sanctions imposées à Ahmed al‑Sharaa et à son ministre de l’Intérieur Anas Khattab. Cette mesure a été soutenue par les États‑Unis et marque une étape supplémentaire vers la fin de l’isolement diplomatique qui caractérisait la période précédente.
Des sources indiquent que le gel des avoirs et l’embargo sur les armes seront également levés, une évolution qualifiée par certains observateurs de symbolique, étant donné que des dispenses étaient déjà accordées pour les déplacements officiels.
Changements de pouvoir en Syrie
Ahmed al‑Sharaa est arrivé au pouvoir après une offensive menée par son groupe, Hayat Tahrir al‑Sham (HTS), lancée le 27 novembre 2024. L’offensive a atteint Damas en l’espace de 12 jours et a entraîné la chute du régime de la famille al‑Assad, mettant fin à 53 ans de domination familiale.
La transition rapide a bouleversé l’équilibre politique en Syrie et soulève désormais des défis majeurs en matière de gouvernance, de sécurité et de reconstruction.
Relations avec les États‑Unis et visite à Washington
La venue d’al‑Sharaa en Amazonie a précédé des entretiens prévus à Washington avec le président Donald Trump. Malgré la visite, la Maison‑Blanche avait choisi de ne pas dépêcher de hauts responsables au sommet COP30, après la déclaration de Trump devant l’Assemblée générale de l’ONU qualifiant le changement climatique de « plus grande supercherie ».
Par ailleurs, l’envoyé spécial américain Tom Barrack a indiqué que la Syrie devrait rejoindre la coalition menée par les États‑Unis contre l’organisation État islamique (ISIL/ISIS), qualifiant cette perspective de « grand pas » et de « remarquable ».
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