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Les autorités de sécurité kurdes ont annoncé dimanche l’instauration d’un couvre-feu à Hassaké et Qamichli, marquant le début de la mise en œuvre de l’accord Damas-QSD visant à intégrer les institutions de l’administration kurde dans l’État syrien. La mesure intervient après des semaines d’affrontements et un accord conclu vendredi entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (QSD).
Mesures de sécurité et calendrier
Selon le communiqué des forces de sécurité kurdes, le couvre-feu à Hassaké prendra effet lundi de six heures du matin à dix-huit heures, soit de 03:00 à 15:00 GMT. Le même dispositif sera appliqué à Qamichli à partir de mardi.
Les autorités ont expliqué que cette décision vise «à préserver la sécurité, la stabilité et l’intégrité des habitants». Dans le même temps, un responsable kurde a indiqué que le chef de la sécurité intérieure de Hassaké, Marwan al-Ali, s’est rendu dimanche au siège des forces de sécurité à Qamichli pour coordonner les opérations.
Mise en œuvre de l’accord Damas-QSD
L’accord conclu vendredi entre Damas et les QSD prévoit l’intégration des institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde au sein des structures de l’État syrien. Selon les termes annoncés, la mise en œuvre opérationnelle devait commencer dès lundi.
Le commandant des QSD, Mazloum Abdi, a annoncé que ses forces se retireraient des lignes de conflit dans le nord-est et de la zone d’Aïn al-Arab (Kobani) à la périphérie d’Alep, tandis qu’une «force de sécurité limitée» pourrait être déployée à Hassaké et Qamichli.
- Intégration des institutions de l’administration autonome aux structures de l’État ;
- Maintien des employés civils dans leurs postes ;
- Règlement des droits civils et éducatifs de la communauté kurde ;
- Garanties pour le retour des personnes déplacées et rétablissement de l’ordre territorial.
Messages de confiance à la population kurde
Dans un contexte de tension, le chef de la sécurité intérieure d’Alep, Mohammed Abdel Ghani, a effectué une visite à Aïn al-Arab et rencontré des responsables sécuritaires locaux. Il a décrit les échanges comme positifs et a affirmé la volonté de l’État syrien de rétablir la loi et la discipline sans recourir à la vengeance.
Abdel Ghani a également reconnu les souffrances historiques de la communauté kurde et assuré que «main dans la main» les autorités chercheront à réparer les injustices subies, selon ses propos rapportés lors de la rencontre.
Objectifs et enjeux
L’accord Damas-QSD a pour ambition de réunifier le territoire syrien et d’amorcer une intégration institutionnelle complète. Les autorités mettent en avant la nécessité de coordonner efforts et moyens pour la reconstruction et la stabilisation des régions concernées.
Cependant, la phase de transition reste délicate : la mise en place effective des dispositions, la confiance entre les parties et le retour des déplacés seront des éléments déterminants pour la pérennité de l’accord et la sécurité locale.