Table of Contents
Le 4 décembre, l’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen, a exprimé des préoccupations majeures concernant la situation actuelle du pays, la qualifiant de « extrêmement dangereuse ». Lors d’une réunion au Conseil de sécurité, il a souligné que le statu quo en Syrie a été « radicalement modifié » en quelques jours, suite à une offensive lancée par des groupes rebelles opposés au régime de Bashar al-Assad, entraînant des combats avec l’armée syrienne et ses alliés.
Une situation alarmante
Pedersen a alerté les membres du Conseil sur les récents développements en Syrie, mettant en avant le risque accru de division qui ne saurait être bénéfique pour le peuple syrien. D’après ses estimations, les groupes rebelles contrôlent un territoire qui inclut environ sept millions de personnes, notamment la ville d’Aleppo, la deuxième plus peuplée du pays avec environ deux millions d’habitants.
Attaques contre les infrastructures civiles
L’envoyé spécial a dénoncé les attaques perpétrées par les forces progouvernementales contre des infrastructures civiles, y compris des hôpitaux. Dans ce contexte, les deux parties intensifient leurs offensives, entraînant un nombre croissant de victimes parmi la population civile. Pedersen a rappelé que les quatorze années de conflit ont prouvé qu’aucun acteur syrien ne peut résoudre la crise par des moyens militaires.
Appel à la désescalade
Il a donc appelé à une désescalade immédiate et au respect du droit international humanitaire. Selon lui, le « mosaïque d’accords de cessez-le-feu » ne suffit pas à résoudre cette crise, et toute solution doit être liée à un processus politique impliquant toutes les parties syriennes et les acteurs internationaux clés, au lieu de se limiter à une gestion purement conflictuelle.
Un avenir incertain
Pedersen a averti que la Syrie court le danger d’une division encore plus grande, d’un déclin et d’une destruction qui ne profiteraient à personne. Il a réitéré l’urgence de réduire les tensions et d’instaurer un climat de calme, accompagné d’un « horizon politique crédible » pour le peuple syrien.