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Un citoyen suisse est décédé dans un prison iranienne, suscitant des interrogations sur son statut : était-il un touriste ou un espion ? Les autorités de Téhéran auraient fourni des informations « inexactes » concernant son identité.
Décès en prison : les circonstances floues
Un Suisse a trouvé la mort dans un établissement pénitentiaire en Iran. La Suisse a demandé des éclaircissements à Téhéran concernant cet incident. Les autorités iraniennes accusent le ressortissant suisse d’espionnage et ont refusé l’accès consulaire.
Ce n’est que le 31 décembre 2024 que l’identité de l’homme de 64 ans a été confirmée, neuf jours avant son décès.
Contexte diplomatique
La diplomatie suisse, reconnue pour ses services de médiation, joue un rôle clé dans les relations entre les États-Unis et l’Iran, notamment depuis les tensions qui perdurent depuis des décennies. La Suisse représente également les intérêts iraniens dans d’autres pays, y compris en Égypte et au Canada.
Malgré son rôle, la Suisse a été critiquée pour son manque de réaction face aux violations des droits humains, comme l’illustre le cas de Mahsa Amini en 2022.
Profil de l’individu
Le Suisse, qui aurait voyagé d’Afghanistan vers l’Iran en octobre 2024, était un solitaire. Il n’avait pas été enregistré en Suisse depuis douze ans, ayant vécu dans divers pays, dont les États-Unis, l’Afrique du Sud et la Namibie. Il a un fils en Suisse avec qui il n’a pas de contact.
Accusations d’espionnage
D’après les déclarations iraniennes, l’homme conduisait un véhicule équipé de dispositifs techniques variés. Après avoir visité plusieurs provinces, il aurait été arrêté dans une zone militaire à Semnan, accusé d’avoir pris des photos de cette zone et d’avoir collaboré avec des États hostiles.
Confinement et communication limitée
Le Suisse aurait été arrêté en novembre 2024, mais les autorités iraniennes n’ont informé la mission diplomatique suisse que le 10 décembre. Les tentatives répétées de la Suisse pour obtenir des informations sur les circonstances de son arrestation et pour accéder au détenu ont échoué.
Suicide en prison
Le 31 décembre, les autorités ont enfin confirmé que l’individu était un citoyen suisse. Cependant, le 9 janvier 2025, la Suisse a été informée du décès du ressortissant en prison, qui aurait mis fin à ses jours. Les circonstances entourant sa mort soulèvent des questions sur la responsabilité des prisons à prévenir de tels drames.
Réactions officielles
La Suisse a exigé une enquête approfondie de la part des autorités iraniennes. Lors du Forum économique mondial à Davos, le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a appelé à des éclaircissements de la part du vice-président iranien, Mohammed Dzhavad Zarif.
Interrogations sur le statut de l’individu
Des experts en affaires iraniennes soulignent que les accusations d’espionnage pourraient également toucher des touristes innocents. Simon Wolfgang Fuchs, chercheur à l’Université de Jérusalem, indique que des personnes peuvent être accusées sans être conscientes des restrictions, comme l’interdiction de faire voler des drones.
Questions diplomatiques
On se demande pourquoi aucun responsable suisse, y compris Ignazio Cassis et d’autres leaders diplomatiques, n’a réussi à intervenir pour obtenir des informations sur cet individu pendant sa détention. Le Département fédéral des affaires étrangères a précisé que les hauts responsables n’avaient été informés que le jour du décès.
