Une affaire d’usurpation d’identité liée au vol du permis de conduire met en lumière les risques encourus lorsque des documents personnels tombent entre de mauvaises mains. Sophia, Franc-Comtoise âgée de 65 ans, relate un épisode remontant à 1997 et qui a donné lieu à des crédits à la consommation et à un fichage à la Banque de France pour environ 300 000 euros. Un compte a été ouvert à Béziers sous son nom à partir d’un document d’identité lui appartenant. L’enquête a montré que le vol du permis avait permis de refaire une pièce d’identité à son nom et que des personnes proches pourraient être impliquées.
À Besançon, l’usurpation d’identité se révèle après le vol du permis
Sophia découvre, après un appel de sa banquière l’informant que des chèques sans provision avaient été émis, qu’un compte a été ouvert à Béziers sous son nom. « Avec ce compte et cette carte bancaire, elle a ouvert tous les crédits possibles : Cofidis, Cetelem, Sofinco, des achats sur internet… », rappelle-t-elle. Le bilan s’élève à des crédits à la consommation et à un fichage à la Banque de France, pour une dette estimée à 300 000 euros. Elle se rend au commissariat et réalise que son permis a été volé lors d’une soirée chez des amis, quelques mois plus tôt. « On ne se sert pas tous les jours de son permis, je ne l’avais même pas remarqué », soupire-t-elle. Après l’enquête, les autorités précisent que derrière l’usurpation se cachent un fils et sa mère, qui avaient une forte ressemblance avec elle, et que l’usurpation a impliqué une imitation de sa signature.

Révélation: un réseau familial derrière l’usurpation
Après plusieurs mois d’enquête, les autorités indiquent que derrière cette usurpation se cachent un fils et sa mère, qui avait une forte ressemblance avec Sophia. « Avec mon permis volé, ils ont fait une déclaration de vol de ma carte d’identité à la police. Puis, avec cette déclaration, mon permis et des nouvelles photos, ils ont pu refaire une pièce d’identité à mon nom en mairie. Mais ils ont imité la signature qu’il y avait sur mon permis que j’avais obtenu à 18 ans. Or, en 20 ans, ma signature avait changé sur tous les documents officiels. C’est en partie grâce à ça que j’ai pu prouver l’usurpation », détaille-t-elle.
