Au palais de Miraflores, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a accueilli Laura Dogu, nouvelle responsable de la mission diplomatique américaine. Cette rencontre s’inscrit dans l’agenda de travail entre Caracas et Washington, selon le gouvernement vénézuélien.
Cette entrevue a eu lieu lundi, le 2 février, à l’endroit même où Dogu est arrivée quelques jours plus tôt. La chargée d’affaires américaine a pris ses fonctions après l’arrivée d’un ambassadeur et l’évaluation de la réouverture de l’ambassade.
La nomination de Laura Dogu, annoncée le 22 janvier, représente une étape marquante dans les relations entre Washington et Caracas, rompues en 2019 après le refus de Washington de reconnaître la réélection de Nicolás Maduro et la reconnaissance d’un gouvernement parallèle dirigé par l’opposant Juan Guaidó.
Elle remplace John McNamara, qui occupait ce poste depuis le 1er février 2025, après que des diplomates américains se furent rendus le 9 janvier à Caracas pour évaluer la réouverture de l’ambassade.
Le président américain de l’époque, Donald Trump, a affirmé à plusieurs reprises qu’il travaillait avec Delcy Rodríguez et l’a qualifiée de formidable.
Sur le plan politique, la chef intérimaire a promis des avancées et tenu des gages de coopération avec Washington, annonçant une amnistie générale qui sera discutée à l’Assemblée nationale, une réforme du droit pétrolier et une réforme judiciaire.
Elle a aussi évoqué la fermeture de la prison politique nommée Hélicoïde et réclamé la libération de Nicolás Maduro, tout en consolidant son emprise au sein de l’appareil militaire et du gouvernement.
La réforme du secteur pétrolier, présentée comme nécessaire pour relancer l’industrie pétrolière, viserait à attirer des capitaux américains; les analystes estiment que la loi pétrolière nouvelle rompt avec le modèle mis en place par Hugo Chávez.
Parallèlement, le département du Trésor américain a annoncé l’assouplissement de l’embargo sur le pétrole vénézuélien, le cadre des réformes étant jugé favorable à une reprise économique.
Les responsables estiment que ces réformes pourraient conduire à une hausse de la production de près de 30% en 2026, dans un pays qui détient d’importantes réserves pétrolières.