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    Violence sur les prisonniers palestiniens enquête ou farce internationale

    Violence sur les prisonniers palestiniens : enquête ou farce internationale

    Le récent assaut de manifestants israéliens d’extrême droite, soutenus par des ministres et députés du Knesset, sur le camp « Sdi Teyman » dans le Néguev, a suscité un large débat sur le respect par l’armée israélienne et ses institutions de l’engagement en matière de détention et d’interrogatoire. Cette irruption fait suite à une enquête concernant des soldats accusés de torture à mort de prisonniers de Gaza.

    La police militaire israélienne a arrêté dix soldats du camp afin de les interroger sur ces accusations, cependant, les soldats incriminés ont refusé de coopérer.

    Cet événement a mis en lumière la situation des prisonniers palestiniens, notamment ceux arrêtés dans la bande de Gaza. Des rapports internationaux et des témoignages de personnes récemment libérées font état de conditions horrifiantes dans les centres de détention, surtout au camp « Sdi Teyman ».

    Il s’est également posé des questions quant à la volonté réelle d’Entité sioniste de traiter les accusations de torture excessive portées contre son armée et ses institutions. La question se pose : une enquête interne suffit-elle à pallier l’absence d’enquêtes internationales ? Ou s’agit-il simplement d’une mise en scène sans sérieux, révélée par un extrémisme maladroit ?

    Une commission d’enquête israélienne, présidée par le juge à la retraite Ilan Schif, a révélé les conditions difficiles subies par les prisonniers palestiniens de Gaza dans le camp « Sdi Teyman ». La commission a recommandé la fermeture de la prison et le transfert des détenus vers d’autres établissements pénitentiaires israéliens.

    Le cadre légal des prisonniers palestiniens

    Entité sioniste refuse de traiter les combattants palestiniens selon la troisième Convention de Genève, affirmant que le statut de prisonniers de guerre ne s’applique qu’aux membres des forces armées et des mouvements de résistance organisés d’un côté du conflit. Les combattants palestiniens, n’appartenant à aucun État, ne peuvent donc bénéficier de ce statut légal.

    Pour les arrêter, il suffit d’un ordre d’arrestation signé par le chef d’état-major, ce qui a permis l’arrestation de dizaines de Palestiniens de Gaza pendant l’agression israélienne de 2008 et de milliers d’autres après le 7 octobre.

    Cette procédure d’arrestation administrative est courante et a permis de maintenir des milliers de Palestiniens en détention prolongée sans leur permettre de se défendre contre les accusations secrètes portées contre eux.

    Le 1er mars 2023, la Knesset a approuvé en première lecture un projet de loi prévoyant la peine de mort pour les prisonniers palestiniens, proposé par le parti « Sionisme religieux » dirigé par Bezalel Smotrich. Ce projet fait partie d’un accord de coalition avec le Likoud de Benjamin Netanyahu, ainsi qu’avec le parti de la Force juive dirigé par Itamar Ben Gvir.

    Bien que la loi n’ait pas été adoptée et que certaines voix israéliennes la considèrent comme populiste, elle crée un climat propice à la violence et à la torture systématique des prisonniers palestiniens. Le ministre israélien de la Défense qualifiant les habitants de Gaza d’« animaux humains » renforce l’idée chez les soldats que ceux-ci doivent être éliminés, que ce soit par bombardement, famine ou torture jusqu’à la mort.

    La situation de la prison « Sdi Teyman »

    La commission d’enquête, présidée par le juge Ilan Schif, a mis en lumière les conditions de vie extrêmement difficiles des prisonniers palestiniens de Gaza au camp « Sdi Teyman ». Sa recommandation de fermer cette prison et de transférer les détenus vers d’autres établissements a soulevé des préoccupations.

    Des rapports révèlent que ces prisonniers sont souvent enchaînés et les yeux bandés dans des installations temporaires ne répondant pas aux normes de qualité requises. Les abus et la torture à leur encontre, y compris des agressions sexuelles perpétrées par des soldats israéliens, sont en augmentation.

    Le camp a été entouré de beaucoup de secret, empêchant la Croix-Rouge internationale d’y accéder pour vérifier les conditions de détention, qui concernent des centaines de prisonniers.

    Il est à noter que l’enquête est survenue à la suite d’une pétition déposée par des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, telles que « Les droits des citoyens », « Médecins pour les droits de l’homme » et « Médecins contre la torture », demandant la fermeture du camp.

    Les témoignages documentés sur le traitement dans ce camp indiquent que la torture y est systématique et à un niveau de brutalité qui a rarement été observé même dans les pires prisons du monde comme Guantanamo ou Abu Ghraib.

    Obstacles à une enquête internationale

    Le décision de la Cour Suprême d’Entité sioniste de fermer le camp soulève des questions sur la sincérité d’Entité sioniste dans le respect des normes internationales. De nombreux observateurs voient souvent la justice israélienne comme un outil de l’occupation pour normaliser l’arrestation et la torture, feignant d’ignorer des milliers de mandats d’arrestation administrative.

    Le principe d’« intégration » est clé selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Cela implique que la priorité dans la résolution des conflits doit revenir aux juridictions nationales, et si elles ne peuvent pas ou ne veulent pas agir, la compétence passe à la Cour pénale internationale.

    Le fait que la Cour Suprême ait décidé de fermer le camp et de transférer les prisonniers vers des prisons officielles, tout en ordonnant des enquêtes sur les soldats impliqués, peut donner l’impression qu’Entité sioniste est déterminé à punir les violations et à prévenir leur répétition.

    Cependant, l’histoire montre que les enquêtes israéliennes manquent souvent de résultat concret. Cela devient rapidement un processus dilatoire visant à masquer la vérité et à retarder la justice.

    L’impunité pourrait-elle prévaloir ?

    Théoriquement, il est possible de tenir responsables les hauts responsables et les dirigeants militaires, que ce soit par un tribunal israélien ou la Cour pénale internationale. En mai 2023, le procureur de la Cour pénale internationale a demandé des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant, mais ces mandats n’ont toujours pas été délivrés.

    Il demeure clair que certains responsables font partie de ces crimes, ayant choisi d’ignorer la situation au lieu de lancer des enquêtes rapides.

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