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Violences urbaines à Lannemezan : condamnations pour tirs de mortiers

Par Lea 2 min de lecture

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France

Des tensions importantes ont secoué Lannemezan autour d’un conflit entre jeunes qui a dégénéré en tirs de mortiers d’artifice, provoquant une vive inquiétude dans la commune. Le 11 septembre 2023, sur la place du 14-Juillet, après l’heure, un groupe de jeunes a brandi des chandelles romaines et les a tirées en direction d’un autre groupe, stationné près du kiosque, dans le cadre d’une querelle attribuée à des motifs jugés futiles. Bien que les feux aient été tirés en l’air et qu’aucune blessure ne soit signalée, l’épisode a suscité un émoi important et des dégradations chez un commerçant.

Le feu d’artifice s’est ensuite poursuivi dans le village voisin de Pinas, où les auteurs présumés auraient cherché à répondre aux tireurs, en faisant eux aussi usage des chandelles romaines qui leur avaient été fournies par l’un des jeunes, selon les investigations.

Le jeudi 4 décembre, cinq jeunes, coauteurs et victimes à la fois, ont été jugés devant le tribunal. L’un était absent et un autre était présent par visioconférence depuis une autre instance.

Lors des débats, certains prévenus contestent les faits. Jordan affirme au départ qu’il n’était pas sur la place du 14-Juillet et nie avoir tiré, tandis que d’autres témoignages contredisent cette version. Bryan soutient que tous tenaient la chandelle et que chacun a tiré; on s’est tous passé le mortier. Ben Hassem confie que, sur le coup, on voulait se venger et que la crainte des tirs adverses les a poussés à reproduire l’action.

La présidente du tribunal a rappelé les risques encourus et a souligné que la vengeance ne peut être maîtrisée et qu’une déflagration aurait pu toucher une voiture ou blesser quelqu’un. Me Lorea Chipi, avocate d’un des prévenus, a rappelé que les tensions se sont apaisées et que les faits auraient pu être dramatiques : il s’agit de violences urbaines qui ont inquiété la population et la gendarmerie.

La substitut du procureur, Zélie Robert, a qualifié ces faits d’inadmissibles dans le centre-ville et a requis leur condamnation. Me Florence Fraga, avocate de Florent, a indiqué que son client a reconnu sa part de responsabilité et a souligné l’immaturité des jeunes : ils n’avaient pas l’intention de blesser quiconque mais de répondre.

Le tribunal a condamné l’ensemble des prévenus à des peines allant de huit mois avec sursis à six mois ferme.

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