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Les autorités américaines ont exhorté leurs ressortissants à quitter l’Iran « immédiatement » par voie terrestre, invitant ceux qui le peuvent à se rendre en Turquie ou en Arménie, a indiqué la représentation consulaire américaine virtuelle pour l’Iran. Cet appel s’inscrit dans un contexte de manifestations massives et d’une coupure quasi totale d’internet, alors que la situation sécuritaire reste particulièrement volatile.
Menaces de Washington et déclarations du président
Le président américain a de nouveau laissé entendre qu’il pourrait faire usage de la force, affirmant qu’il saurait « en vingt minutes » l’ampleur de la situation et qu’il agirait en conséquence. Il a déclaré qu’il souhaitait voir la démocratie en Iran, mais pas au prix de la mort de manifestants, appelant la direction iranienne à faire preuve d’humanité.
La Maison Blanche a précisé que le président reçoit un large éventail d’avis mais reste seul décisionnaire, et que toutes les options demeurent sur la table pour traiter la crise iranienne. Le Pentagone a par ailleurs indiqué être prêt à exécuter des ordres, si ceux-ci étaient donnés.
Délibérations internes à Washington
Des réunions de sécurité se sont tenues pour élaborer des options à soumettre au président. Selon des sources, un groupe de responsables de l’équipe de sécurité nationale a été informé de la situation et des scénarios possibles.
Le débat porte sur la meilleure manière de soutenir les aspirations du peuple iranien sans exacerber les tensions ni déclencher un affrontement militaire direct.
Appels au non-recours à la force
Plusieurs responsables, dont des élus, ont insisté pour que le soutien aux protestataires ne se traduise pas par une intervention armée. Le sénateur Bernie Sanders a insisté sur le fait que Washington doit appuyer les revendications légitimes du peuple iranien « mais pas par la bouche d’un fusil », rappelant l’échec des interventions militaires passées.
Bilan et contexte des manifestations
Les manifestations, déclenchées par la détérioration du pouvoir d’achat et la chute de la monnaie, entrent dans leur troisième semaine. Des slogans hostiles au régime ont été signalés lors de plusieurs rassemblements, malgré un blackout quasi généralisé des communications numériques.
Une ONG iranienne indépendante a fait état d’un bilan très élevé des victimes, indiquant plusieurs centaines de morts, dont un grand nombre de manifestants et des membres des forces de sécurité ; ces chiffres ne sont pas reconnus par les autorités officielles.
Accusations de Téhéran et réponses diplomatiques
La mission iranienne auprès des Nations unies a accusé Washington de chercher à déstabiliser le pays, d’encourager la violence et d’utiliser les sanctions et menaces comme prétexte à une intervention militaire. Elle a appelé la communauté internationale à condamner ce qu’elle qualifie d’ingérences et a demandé que les responsables des politiques déstabilisatrices soient rappelés à leurs responsabilités.
Face à ces accusations, les États-Unis maintiennent leur appel à la prudence pour leurs ressortissants et laissent apparaître une posture militaire prête à intervenir, ce qui alimente les tensions diplomatiques autour de l’évolution de la crise.