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Le président chinois Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine ont réaffirmé leur alliance stratégique lors d’une rencontre au Kremlin, mettant en avant leur volonté commune de s’opposer à l’hégémonie mondiale, notamment celle des États-Unis. Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Pékin et Washington, notamment sur les questions commerciales et tarifaires.
Une coopération renforcée entre Moscou et Pékin
Xi Jinping a souligné l’importance de travailler avec la Russie face aux tendances internationales à l’unilatéralisme et aux comportements dominants. Selon lui, la Chine et la Russie doivent assumer pleinement leurs responsabilités en tant que grandes puissances mondiales. Ensemble, ils souhaitent promouvoir un ordre international fondé sur le droit et soutenir un système multipolaire.
Cette alliance sino-russe se traduit par la signature de plus de vingt documents de coopération bilatérale, accompagnée d’une déclaration commune confirmant l’approfondissement de leur partenariat stratégique. Vladimir Poutine a quant à lui insisté sur la durabilité et la réciprocité de cette relation, affirmant que leurs liens ne dépendent pas des conjonctures politiques actuelles et que le dialogue entre Moscou et Washington ne remet pas en cause ces relations.
Un contexte marqué par la parade du 9 mai à Moscou
Cette rencontre, qui a duré plusieurs heures, a eu lieu à la veille de la parade célébrant le 80e anniversaire de la victoire contre le nazisme à Moscou. Plus de vingt chefs d’État et de gouvernement y participeront, ainsi que des troupes chinoises défilant aux côtés des forces russes sur la Place Rouge. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié cet événement de « parade du cynisme ».
Dans le cadre de ces commémorations, Vladimir Poutine a annoncé un cessez-le-feu d’une durée de trois jours, du 8 au 10 mai. Ce geste a été qualifié de tentative de « manipulation » par Zelensky, qui réclame une trêve de 30 jours pour relancer les négociations de paix. Malgré ce cessez-le-feu, les combats ont continué avec des accusations réciproques entre les parties. Kiev a notamment cessé le lancement massif de drones, précédemment interceptés par les défenses aériennes russes près de Moscou.
Position sur le conflit ukrainien et nouvelles tensions
Dans la déclaration finale conjointe, la Chine et la Russie ont évoqué brièvement le conflit en Ukraine en exprimant leur soutien à tous les efforts visant à promouvoir la paix et leur conviction que les causes profondes du conflit doivent être éliminées pour parvenir à une solution durable. Par ailleurs, ils ont critiqué le projet américain de bouclier antimissile Iron Dome, présenté en janvier, notamment la possibilité de déployer des intercepteurs dans l’espace, qu’ils jugent « profondément déstabilisant ».
Sur le plan militaire, l’aviation ukrainienne a signalé des attaques russes dans la région de Soumy, causant la mort d’une personne et trois blessés. À Kharkiv, trois femmes ont été blessées dans une attaque au drone. De leur côté, les forces russes accusent l’Ukraine d’avoir tenté de franchir la frontière russe dans la région de Koursk et de poursuivre les opérations militaires le long de la ligne de front, malgré la trêve.
Développements diplomatiques et économiques
Au même moment, la Verkhovna Rada, le parlement ukrainien, a ratifié un accord avec les États-Unis pour l’exploitation conjointe des ressources minérales du pays. Volodymyr Zelensky considère cet accord comme l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les relations entre Kiev et Washington. Donald Trump a annoncé son intention de discuter prochainement avec le président ukrainien, affirmant que les négociations pour une résolution du conflit progressent favorablement.