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Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 22 h 03

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Des familles déplacées dans la campagne de Taez, au Yémen.
Des familles déplacées dans les campagnes de Taez.

Au Yémen, plus de 17 700 personnes déplacées en quatre jours dans l’ouest de Taez

Par Chia 2 min de lecture

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La dernière escalade militaire dans l’ouest de Taez, au Yémen, a contraint 3 319 familles — soit 17 702 personnes — à se déplacer entre le 3 et le 6 septembre, selon des documents officiels cités par Al Jazeera. Les arrivées mettent sous pression des zones déjà fragilisées, où des familles fuient avec très peu de biens et où les capacités d’accueil sont décrites comme saturées.

Cette nouvelle vague a suivi l’attaque contre le port de Mokha et l’extension des affrontements dans les secteurs d’al-Kadha, Maqbanah et Jabal Habashi, à l’ouest de Taez. Pour une partie des habitants, il ne s’agit pas d’un premier déplacement : des familles qui avaient déjà quitté leurs villages pendant la guerre ont dû partir de nouveau.

Une fuite qui s’accélère dans les campagnes de Taez

Les chiffres rapportés dessinent une progression rapide. Durant les premières 72 heures, 1 643 familles, représentant 8 896 personnes, avaient déjà fui. Le total a ensuite atteint 3 319 familles. Al-Ma’afer a accueilli le plus grand nombre de ménages, avec 1 189 familles, devant Jabal Habashi (695), al-Wazi’iyah (375), Mokha (286), al-Shamayatayn (265) et al-Mudhaffar (252).

Le récit recueilli par Al Jazeera décrit des départs sous les tirs, à pied sur des routes montagneuses, avec des femmes et des enfants. Certaines personnes ont emporté ce qu’elles pouvaient ; d’autres ont perdu du bétail et les rares biens laissés derrière elles. Ces témoignages illustrent les conséquences immédiates de l’offensive, sans constituer à eux seuls un décompte global des dégâts.

Des lieux d’accueil eux aussi exposés

Les camps ne sont pas nécessairement à l’abri des violences. Des rapports officiels sur les déplacements, cités dans l’article, indiquent que le camp d’Al-Shat a été atteint par des obus : une femme déplacée est morte et d’autres occupants ont été blessés. L’épisode a renforcé la peur et conduit certaines familles à chercher refuge dans des zones encore plus précaires.

Les responsables locaux et les personnes chargées des camps font état d’une capacité d’accueil désormais dépassée. Des équipes ont été mises en place avec des organisations internationales pour préparer des stocks d’urgence, mais des centaines de familles seraient installées sans tentes, sans accès suffisant à l’eau potable ni prise en charge sanitaire régulière.

La pluie et la chaleur aggravent l’urgence

L’exposition ne se limite pas aux combats. Les pluies saisonnières et les crues compliquent les passages dans les reliefs et les vallées, tandis que les personnes sans abri font face à la chaleur le jour et au froid la nuit. Dans ces conditions, les autorités chargées des déplacements redoutent une aggravation des risques liés à l’eau et aux maladies saisonnières, en particulier pour les enfants et les personnes âgées.

Ces risques sont présentés comme une alerte humanitaire, non comme le bilan d’une épidémie déjà déclarée. La situation reste surtout marquée par l’incertitude : tant que les combats se poursuivent, le flux de départs peut continuer et les zones d’accueil devront absorber des besoins supplémentaires.

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