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Yolanda Díaz et l’obscurité politique en Espagne

par Sara
Espagne

La ministre du Travail espagnole, Yolanda Díaz, a récemment exprimé son mécontentement à propos des décisions gouvernementales qui sont prises dans l’ombre. Elle a révélé qu’elle avait appris par la presse que le nouveau salaire minimum allait être soumis à l’impôt sur le revenu, une situation qui soulève des questions sur la transparence des débats au sein du gouvernement.

Le secret des délibérations gouvernementales

Díaz a mis en lumière une des faiblesses de la démocratie espagnole en soulignant que les délibérations du Conseil des ministres restent secrètes. Bien qu’elle ait voulu se distancier de toute négligence personnelle, sa déclaration a révélé une négligence d’État. Elle a mentionné : « Je ne peux pas révéler le contenu du Conseil des ministres, mais je peux vous dire qu’il n’y a eu aucune délibération, ni communication à Sumar. » Cela soulève des préoccupations quant à la transparence des décisions qui influencent la vie de tous les citoyens.

La nécessité de transparence

Il est légitime de demander si des procès verbaux devraient être tenus pour consigner les opinions des ministres, les raisons justifiant leurs votes, et les arguments ayant conduit à l’acceptation ou au rejet des propositions. La démocratie repose sur le dialogue et le mélange des voix, et il est inquiétant de constater que dans un domaine aussi critique que la gouvernance, les voix peuvent se retrouver étouffées.

Les délibérations secrètes soulèvent également la question de l’existence même de la démocratie au sein du Conseil des ministres. À une époque où la transparence est plus que jamais nécessaire, il est essentiel de se demander pourquoi certaines réunions, qui ont un impact direct sur la société, se déroulent sans public.

Un problème plus vaste

Depuis le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, de nombreux observateurs s’interrogent sur le déclin de la démocratie. La question est alors de savoir comment une démocratie pourrait décliner et qui porterait la responsabilité de ce déclin. Est-ce le système lui-même, insidieusement affaibli, ou les politiciens qui en abusent ? Cette réflexion nous pousse à examiner de plus près le rôle du secret dans les affaires politiques.

L’obscurité que nous permettons à nos dirigeants pourrait bien être une part du problème. Si la politique est personnelle, elle est également susceptible d’être dissimulée. Cette situation crée des dérives où les gouvernants ne voient pas de mal à s’engager dans des réunions secrètes.

Un appel à la responsabilité

Yolanda Díaz a également souligné que la justice sociale doit commencer par le haut, évoquant l’importance du salaire minimum dans ce processus. Cependant, ses préoccupations vont au-delà des simples chiffres ; elles touchent à la manière dont les décisions sont prises et communiquées au public. Dans un contexte où les informations peuvent être qualifiées de privées ou secrètes, il est nécessaire de remettre en question la culture du secret au sein des institutions publiques.

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source:https://www.abc.es/opinion/maria-jose-fuentealamo-secretitos-estado-20250212190452-nt.html

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