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Les inégalités financières au sein d’un couple sont un sujet délicat et souvent source de tension. Une femme partage son expérience de vie avec son mari, un homme à salaire élevé, alors qu’elle peine à joindre les deux bouts.
Un constat alarmant
Lorsque je vérifie mon solde bancaire, c’est toujours la même désillusion : je frôle le découvert. Il ne me reste que 3,43 € sur mon compte, ce qui est à peine suffisant pour éviter un découvert. Pendant ce temps, je ressens une vague de ressentiment en pensant à mon mari, qui perçoit un salaire à six chiffres et est actuellement en voyage de travail à Munich, où il doit profiter d’un long déjeuner avec une bonne bouteille de vin, tous frais payés. De mon côté, je me contente de mes tartines de haricots.
Des comptes séparés et des inégalités grandissantes
Nous sommes ensemble depuis presque 18 ans et mariés depuis 14, mais nous avons toujours des comptes séparés. Mon mari gagne environ quatre fois mon salaire et est souvent inconscient de mes difficultés financières. En tant qu’écrivain indépendant, je navigue d’un mois à l’autre avec mon découvert, tandis que son emploi dans une entreprise lui rapporte environ 130 000 € par an, lui permettant de vivre confortablement.
Une répartition inégale des responsabilités
Notre arrangement est simple : je m’occupe des dépenses pour nos trois enfants, tandis qu’il couvre l’hypothèque et les factures. Cependant, la crise du coût de la vie a exacerbé notre situation. L’hypothèque a augmenté de 500 € par mois et les factures d’énergie grimpent, laissant mon mari avec moins de revenu disponible que jamais. Hier encore, j’ai dû débourser 155 € pour le nouvel équipement de football de mon fils, 200 € pour la sortie scolaire de ma fille, et 325 € pour l’anniversaire de ma fille moyenne, sans avoir encore été payée pour mes trois dernières factures.
Les défis de la communication
Chaque fois que j’aborde le sujet délicat d’un compte joint avec lui, il cherche à changer de sujet. ‘Ce n’est pas le bon moment,’ dit-il. ‘Nos finances sont déjà tendues avec cette augmentation des charges. C’est plus facile pour moi de garder un œil sur tout quand il n’y a qu’un compte.’ Je me sens alors déraisonnable, voire exigeante.
Les études ne mentent pas
Une étude de l’Université Mount Saint Mary’s aux États-Unis révèle que les femmes ont moins de la moitié des économies de leurs homologues masculins, des fonds de retraite plus modestes et portent le poids des responsabilités de soins non rémunérées. Je ne suis pas seule à ressentir cette inégalité financière, mais mon mari refuse de l’accepter ou d’en discuter. Cela me laisse un sentiment d’amertume et d’hostilité.
Un déséquilibre croissant
Notre arrangement, où il s’occupe des dépenses de base et moi des sorties et des loisirs, devient de plus en plus difficile à gérer avec des coûts qui varient énormément d’un mois à l’autre. Avant notre premier enfant, nous étions relativement égaux : je gagnais environ 35 000 € à Londres. À ce moment-là, je ne m’étais jamais souciée de l’idée d’un compte joint.
Un changement de vie après la maternité
Lorsque nous avons commencé une famille, j’ai quitté mon emploi en magazine pour devenir indépendante et m’occuper de notre bébé, tandis que mon mari continuait à travailler à plein temps. C’est à ce moment-là que la dynamique a changé. Les défis de la maternité ont eu un impact énorme sur ma carrière, tandis que la sienne prospérait.
Une réflexion sur l’avenir
Je passe beaucoup de temps à m’inquiéter de l’argent et je me demande pourquoi je suis toujours dans cette situation précaire à la quarantaine. Jamais je n’aurais imaginé vivre avec un découvert à cet âge. Parfois, il semble absurde que je mène une vie aussi difficile alors que je suis mariée à un homme qui, par tous les comptes, est riche. Bien que je puisse apprécier de ne pas me soucier de nos finances, je ne peux m’empêcher de penser que notre mariage bénéficierait d’une plus grande transparence.
Vers une prise de conscience
Parfois, je me demande si je ne serais pas mieux seule, mais après toutes ces années, je ne peux pas vraiment imaginer ma vie sans lui, malgré notre situation financière.