Accueil Loisirs et divertissementsLes Survivants sur Netflix : une fiction inspirée du réel ?

Les Survivants sur Netflix : une fiction inspirée du réel ?

par Sara
France, Australie

Il existe des histoires qui résonnent de manière troublante, des personnages qui semblent tirés de la vie réelle, comme si nous les avions croisés un jour. C’est précisément l’effet que produit la série australienne Les Survivants, actuellement diffusée sur Netflix. Elle aborde des thèmes tels que le deuil, les secrets enfouis et les drames familiaux, le tout dans le cadre d’une petite ville côtière.

Une fiction tirée d’un roman… mais ancrée dans le réel

La force de la série réside dans son origine : le roman éponyme de Jane Harper, publié en 2020. L’auteure australienne, ancienne journaliste, a su s’appuyer sur des expériences personnelles et une documentation solide pour tisser son intrigue.

Pour ce faire, elle a :

  • Séjourné en Tasmanie pour saisir l’atmosphère locale,
  • Consulté un professionnel de santé pour représenter fidèlement la maladie du père de Kieran,
  • Injecté sa propre expérience de mère dans la dynamique familiale du protagoniste.

Ce réalisme contribue à donner à la série une texture émotionnelle rare. Toutefois, il est important de noter que les événements, lieux et personnages restent fictifs. Evelyn Bay, par exemple, n’existe pas, tout comme le meurtre de Bronte Laidler.

Sue Pendlebury, une détective 100 % fictionnelle

Parmi les personnages marquants, Sue Pendlebury se distingue. Méthodique, elle arrive de Hobart pour enquêter sur le meurtre d’une jeune fille, bouleversant ainsi les non-dits de la communauté.

Cependant, elle n’est pas inspirée par un véritable détective, malgré son réalisme. Créée par Jane Harper, elle représente l’autorité extérieure qui déterre les secrets enfouis. Sa mission est claire : ne rien laisser passer.

Son rôle est crucial pour révéler les traumatismes refoulés d’une communauté qui refuse de se confronter à ses propres démons. En ce sens, elle va au-delà du simple agent de police : elle est le catalyseur du drame humain.

Une série qui brouille les frontières entre fiction et authenticité

Tony Ayres, le créateur de la série, résume parfaitement son essence en disant : « Je décris souvent la série comme un cheval de Troie. C’est un mélodrame familial déguisé en enquête policière. »

Ce mélange fonctionne à merveille. Derrière l’enquête, se dessinent le poids du deuil, la honte héritée, et la peur de l’échec. Tous les personnages portent des masques, jusqu’à ce que la tragédie les force à les abandonner.

C’est cette fusion entre vraisemblance émotionnelle et univers fictif qui rend Les Survivants si déstabilisante. Ce n’est pas une histoire vraie, mais elle explore des thèmes d’une terriblement possible réalité.

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