Table of Contents
Un phénomène inquiétant
Un membre de votre entourage ou vous-même êtes capable de passer des heures à scroller sur votre téléphone ? Vous êtes sûrement un adepte du « brain rot », ou « pourriture du cerveau ». Ce terme désigne à la fois les contenus abrutissants sur les réseaux sociaux, ainsi que l’état dans lequel se trouvent les personnes qui les regardent. L’éditeur du dictionnaire Oxford en a d’ailleurs fait le mot de l’année 2024.
Un symptôme de l’époque dans laquelle nous vivons
Si vous avez du mal à saisir la définition de « brain rot », rendez-vous sur les réseaux sociaux avec le hashtag #brainrot, vous comprendrez assez vite de quoi il est question. Mais pour une définition plus ‘littéraire’, l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) apporte des précisions. Ce terme se définit ainsi comme « la détérioration supposée de l’état mental ou intellectuel d’une personne, notamment considérée comme le résultat d’une surconsommation de matériel perçu comme trivial ou peu stimulant. » Andrew Przybylski, psychologue et professeur à l’Université, estime que cette popularité est un « symptôme de l’époque ».
Origine du terme
Bien que le phénomène concerne les réseaux sociaux et l’internet, l’expression « brain rot » n’est pas aussi récente. Son origine remonte au XIXe siècle. Le philosophe Henry David Thoreau, dans son ouvrage Walden, critiquait la tendance de la société à dévaloriser les idées complexes.
Une forme d’humour décalé
La fréquence d’utilisation du terme « brain rot » a augmenté de 230 % en une seule année. Les experts de l’Université d’Oxford détaillent que le terme a pris une nouvelle importance pour décrire les inquiétudes concernant l’impact de la consommation excessive de contenus en ligne de mauvaise qualité. Cependant, pour les jeunes utilisateurs, ces contenus « brain rot » représentent un simple humour décalé.
Conscience de soi des jeunes générations
Casper Grathwohl, directeur de la maison d’édition Oxford Languages, souligne que le terme « pourriture cérébrale » est adopté par la génération Z et la génération Alpha, montrant ainsi une conscience de soi sur les conséquences négatives des réseaux sociaux.