Aller au contenu

Dimanche 18 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 32

Lire sans pub

Le phénomène du ‘brain rot’: un mal de notre époque

Par charles 1 min de lecture

Garder Discussion

Un phénomène inquiétant

Un membre de votre entourage ou vous-même êtes capable de passer des heures à scroller sur votre téléphone ? Vous êtes sûrement un adepte du « brain rot », ou « pourriture du cerveau ». Ce terme désigne à la fois les contenus abrutissants sur les réseaux sociaux, ainsi que l’état dans lequel se trouvent les personnes qui les regardent. L’éditeur du dictionnaire Oxford en a d’ailleurs fait le mot de l’année 2024.

Un symptôme de l’époque dans laquelle nous vivons

Si vous avez du mal à saisir la définition de « brain rot », rendez-vous sur les réseaux sociaux avec le hashtag #brainrot, vous comprendrez assez vite de quoi il est question. Mais pour une définition plus ‘littéraire’, l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) apporte des précisions. Ce terme se définit ainsi comme « la détérioration supposée de l’état mental ou intellectuel d’une personne, notamment considérée comme le résultat d’une surconsommation de matériel perçu comme trivial ou peu stimulant. » Andrew Przybylski, psychologue et professeur à l’Université, estime que cette popularité est un « symptôme de l’époque ».

Origine du terme

Bien que le phénomène concerne les réseaux sociaux et l’internet, l’expression « brain rot » n’est pas aussi récente. Son origine remonte au XIXe siècle. Le philosophe Henry David Thoreau, dans son ouvrage Walden, critiquait la tendance de la société à dévaloriser les idées complexes.

Une forme d’humour décalé

La fréquence d’utilisation du terme « brain rot » a augmenté de 230 % en une seule année. Les experts de l’Université d’Oxford détaillent que le terme a pris une nouvelle importance pour décrire les inquiétudes concernant l’impact de la consommation excessive de contenus en ligne de mauvaise qualité. Cependant, pour les jeunes utilisateurs, ces contenus « brain rot » représentent un simple humour décalé.

Conscience de soi des jeunes générations

Casper Grathwohl, directeur de la maison d’édition Oxford Languages, souligne que le terme « pourriture cérébrale » est adopté par la génération Z et la génération Alpha, montrant ainsi une conscience de soi sur les conséquences négatives des réseaux sociaux.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Santé

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte