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Conseils d’une médecin sur Instagram pour éviter le GHB lors des festivals

par charles

Conseils d’une médecin sur Instagram pour éviter le GHB lors des festivals

Le GHB, également connu sous le nom de « drogue du viol », est une substance dangereuse qui peut être facilement administrée à des victimes sans qu’elles s’en rendent compte. Bien que cette molécule soit naturellement présente dans le corps humain en petites quantités, un dosage excessif peut entraîner des effets graves. On peut trouver le GHB sous deux formes : liquide et en poudre. Lorsqu’il est versé dans un verre, il est indétectable, incolore et sans goût, rendant les personnes vulnérables face à des agresseurs qui cherchent à les affaiblir tant physiquement que mentalement.

Une astuce efficace mais pas sûre à 100%

Pour réduire les risques d’être drogué au GHB lors de festivals ou d’événements similaires, la médecin Laure Geisler, qui anime le compte Instagram @lecoeurnet.info, a partagé une astuce ingénieuse : la « capote anti-intrusion ». Ce dispositif est un plastique à placer au-dessus de son verre pour empêcher toute introduction de substance. Il comporte un petit tube à travers lequel on peut boire en toute tranquillité.

Connue également sous le nom de capote de verre ou protège-verre antidrogue, cette innovation n’est pas récente, mais elle continue de rassurer de nombreux utilisateurs. Il est important de noter, cependant, que si elle réduit les risques, elle ne les élimine pas totalement. Il est toujours plus sûr de garder son verre avec soi et de ne jamais le quitter des yeux.

On peut trouver divers modèles de ces dispositifs en ligne (par exemple, Drink Watch, My Safe Cup), avec un prix moyen d’environ 2 euros par pièce. Certains festivals en proposent même gratuitement. La médecin conseille de « bien laver la capote avant l’utilisation et de s’assurer qu’elle soit bien sèche avant de l’installer sur le verre ».

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Une publication partagée par Docteur Laure Geisler – @lecoeurnet.info

Quels sont les bons réflexes si on pense avoir été drogué ?

Il est crucial de faire attention à tout changement de comportement chez vos proches. Le GHB peut provoquer des sensations d’ivresse et de somnolence. Si vous suspectez qu’une personne a été droguée :

  • Restez avec elle et dirigez-vous vers l’organisation de l’événement ou directement aux urgences avec son verre (même s’il est vide) pour que des prélèvements soient effectués afin de détecter la présence éventuelle de GHB.
  • Dans les jours suivants, il est essentiel de consulter votre médecin traitant ou un spécialiste en toxicologie.
  • En cas d’agression sexuelle due à une prise contrainte de GHB, il est crucial de signaler l’incident à la police et de porter plainte. Consulter un psychologue peut également être nécessaire pour un accompagnement psychologique adéquat.

Mesures préventives supplémentaires

Outre l’utilisation des capotes de verre, voici quelques conseils supplémentaires pour minimiser les risques d’exposition au GHB :

  • Ne jamais accepter de boisson de la part d’inconnus. Préférez acheter et ouvrir vos boissons vous-même.
  • Gardez votre verre en vue à tout moment. Ne laissez jamais votre verre sans surveillance, même un court instant.
  • Évitez de consommer des boissons dont la préparation n’est pas visible.
  • Entourez-vous d’amis de confiance lors de sorties et surveillez-vous les uns les autres.
  • Apprenez à reconnaître les signes d’intoxication au GHB et agissez rapidement si vous suspectez une ingestion.

Témoignages et retours d’expérience

Les dispositifs anti-intrusion ont suscité de nombreux retours positifs de la part des utilisateurs. Sur les réseaux sociaux, plusieurs témoignages montrent que ces outils sont perçus comme une assurance supplémentaire, notamment lors des festivals ou soirées.

Un utilisateur d’Instagram commente : « J’ai utilisé la capote de verre lors du festival et je me sentais beaucoup plus en sécurité. C’est un petit investissement pour une grande tranquillité d’esprit. »

Cependant, certains rappellent que ces dispositifs ne remplacent pas la vigilance personnelle. « C’est bien, mais il faut aussi être prudent et ne jamais baisser la garde », souligne une autre utilisatrice.

La sensibilisation et l’éducation : clés de la prévention

La prévention passe également par l’éducation et la sensibilisation. De nombreuses initiatives visent à informer les jeunes sur les dangers du GHB et les moyens de s’en protéger. Les réseaux sociaux, en particulier Instagram, jouent un rôle prépondérant dans cette diffusion d’information.

Outre les conseils pratiques, des campagnes de sensibilisation visent à responsabiliser chaque individu. Des ateliers, des conférences et des sessions informatives sont régulièrement organisés dans les festivals et les établissements scolaires pour expliquer les risques et les façons de réagir en cas d’exposition au GHB.

Conclusion

La sécurité lors des festivals et événements est une préoccupation majeure. En plus de suivre les conseils de médecins comme Laure Geisler, il est crucial de rester vigilant, de prendre des mesures préventives et de sensibiliser son entourage. En combinant les dispositifs de protection avec une vigilance accrue et une bonne éducation sur les risques, chacun peut profiter pleinement et en toute sécurité des moments festifs.

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