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Une consommation de beurre en hausse
Des mentions parfois trompeuses
Traditionnellement, le beurre est préparé dans une baratte, un appareil en bois. Pourtant, les procédés industriels ont introduit la fabrication au butyrateur, et le magazine 60 Millions de consommateurs souligne que 90 % des beurres disponibles sur le marché proviennent de ce procédé. Les 10 % restants, qui prétendent respecter le processus traditionnel, doivent également faire face à la modernisation. Les tonneaux en bois présentés sur certains emballages sont, en réalité, des tonneaux en acier.
Cependant, ces beurres respectant les étapes traditionnelles, garantissent une maturation de la crème durant 10 à 20 heures.
Les beurres AOP : quels avantages ?
Les beurres AOP (Appellation d’Origine Protégée) garantissent que toutes les étapes de production, de transformation et de préparation se déroulent dans une aire géographique délimitée, avec un savoir-faire reconnu. Ils certifient en particulier que le lait est d’origine locale ou que la crème a été maturée pendant plusieurs heures. Toutefois, l’AOP n’exclut pas l’utilisation d’un butyrateur.
Les beurres à éviter
Trois beurres sont particulièrement mal notés suite à l’enquête du magazine :
- Le « beurre doux » ou « beurre demi-sel » Eco + de E.Leclerc, à teneur réduite en matières grasses (60 %), dont la mention est facilement négligée.
- Les beurres légers 40 % « Les Croisés » d’E.Leclerc, trop riches en additifs tel que l’amidon modifié de manioc.
- Le beurre doux léger 41 % d’Elle & Vire, dont la présence de fécule contredit la mention « Sans additif ».