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Inauguration de nouvelles fresques artistiques à Birzeit en Palestine

par Sara
Palestine

Inauguration de nouvelles fresques artistiques à Birzeit en Palestine

Le musée palestinien à Birzeit, en Cisjordanie, a dévoilé, lundi dernier, quatre fresques monumentales réalisées par des artistes palestiniens considérés comme des pionniers de l’expérimentation et de la créativité artistique.

Les artistes Suleiman Mansour, Nabil Anani, Vera Tamari et Taysir Barakat ont participé à l’inauguration de ces fresques qui célèbrent la beauté et l’histoire des terres palestiniennes. Les murs du hall du musée sont ornés de leurs œuvres complémentaires, représentant une vision visuelle unique.

Une expérience artistique collective

Le quatuor artistique, qui a fondé le groupe « Vers l’expérimentation et la créativité » en 1989 pendant la première Intifada, a brillamment présenté des œuvres chargées de significations symboliques et patrimoniales.

Les fresques racontent visuellement l’histoire de la terre et incluent :

  • Sur l’aile d’un ange (Suleiman Mansour) :

    Suleiman Mansour redessine Jérusalem à travers de vastes espaces argileux qui révèlent des fissures, symbolisant la beauté et les défis de la ville. Il utilise des motifs inspirés de la broderie palestinienne pour souligner l’identité arabe palestinienne de Jérusalem. Mansour a déclaré : « La carte de Jérusalem est la base de l’œuvre, et nous y avons intégré des motifs de la robe de broderie pour symboliser que Jérusalem est palestinienne et arabe. » Il a ajouté que l’argile utilisée dans son œuvre représente la terre et le peuple palestinien.

  • La marche des arbres (Nabil Anani) :

    Nabil Anani aborde la relation entre l’homme et la nature, les arbres symbolisant le mouvement collectif des Palestiniens et leur lien avec leur terre. Anani a expliqué que les oliviers qui l’ont inspiré dans ses œuvres sont un symbole de résistance et de vie.

  • À la recherche de l’argile (Taysir Barakat) :

    Barakat mêle dans son œuvre le feu et le bois, s’inspirant des symboles canaanites et des légendes anciennes. Il a souligné que l’art vise à porter la voix des Palestiniens au monde, en affirmant que « la continuité de notre production est une victoire pour nous ».

  • Gardiennes de la terre (Vera Tamari) :

    Vera Tamari a présenté une version revisitée de son œuvre « Gardiennes de la terre », produite en 2002. Elle a utilisé 3288 oliviers en céramique de différentes couleurs, s’étendant sur 28 mètres, évoquant les pentes palestiniennes. Tamari a exprimé sa fierté pour ce travail qui a nécessité plus de huit mois de production, en collaboration avec un groupe d’artistes jeunes.

Le rôle du musée palestinien

Le musée palestinien est reconnu comme une association culturelle indépendante, visant à soutenir des projets créatifs et des programmes éducatifs. Son directeur général, Amer Shomali, a expliqué que ces fresques s’inscrivent dans le cadre du plan du musée pour soutenir les artistes palestiniens de différentes générations et leur confier la création d’œuvres qui reflètent leur patrimoine et leur identité.

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