More

    Trump et la Constitution : un test pour la démocratie américaine

    États-Unis

    Le 24 janvier, après le coucher du soleil, le président Trump a limogé de manière inattendue jusqu’à 17 des principaux gardiens de l’intégrité au sein du gouvernement fédéral. Ces inspecteurs généraux, chargés de traquer la fraude et les abus dans chaque département exécutif majeur, jouent un rôle crucial en assurant aux contribuables que leur argent est dépensé de manière appropriée. Cette décision intervient en défi ouvert de la loi qui exige un préavis de 30 jours au Congrès lors du licenciement d’un inspecteur général, incluant les raisons détaillées de cette révocation. Cela s’inscrit pleinement dans la résistance manifeste du président à toute forme de responsabilité, de surveillance ou de partage du pouvoir.

    Des raisons vagues et des justifications contestables

    Aucune raison convaincante n’a été fournie pour ces licenciements, à l’exception d’une vague référence aux « priorités changeantes » de la nouvelle administration. Lors d’une conférence de presse, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que « c’est la conviction de cette Maison Blanche » qu’il n’existe aucune limite à la capacité du président de licencier des employés dans sa branche. Elle a affirmé que le président, en tant que « exécutif de la branche exécutive », avait le pouvoir de renvoyer quiconque à sa guise.

    Les protections de la fonction publique

    Cependant, cette affirmation est complètement erronée. En plus de la loi sur les inspecteurs généraux, des protections solides de la fonction publique sont en place pour plus des deux tiers des employés fédéraux, empêchant les licenciements arbitraires ou politiques et nécessitant une cause légitime. Les électeurs américains ont accordé au président Trump et à son parti le droit de faire avancer l’agenda sur lequel il a fait campagne. S’il souhaite réduire le personnel fédéral, mettre fin à des programmes qu’il désapprouve ou réformer la surveillance, il a la liberté de le faire, mais il doit agir légalement et dans le cadre du système de freins et contrepoids qui régit le pays depuis sa fondation.

    Une menace pour la démocratie

    Les deux premières semaines de son deuxième mandat à la Maison Blanche ont franchi tant de lignes dans la poursuite de son agenda que quiconque croit en la Constitution et en une gouvernance honnête doit s’inquiéter. Les premières affirmations de pouvoir exécutif de M. Trump dépassent clairement ce qui est légalement accordé. Lui et ses partisans ont cherché à saper ceux qui sont le mieux placés pour contrôler ses abus de pouvoir. Il s’emploie à éliminer rapidement les outils de responsabilité au sein du gouvernement.

    Une vision déformée du gouvernement

    Il ne s’agit pas simplement de voir la fonction publique américaine comme ses employés personnels devant faire preuve de loyauté ; il semble prêt à étouffer toute critique ou à empêcher quiconque de témoigner de ce que son administration fait réellement. M. Trump a un talent particulier pour éviter la critique : les démocrates sont simplement l’opposition en colère, les républicains qui s’opposent à lui sont qualifiés de « RINOs », les journalistes qui exposent les abus sont des propagateurs de fausses nouvelles, et les fonctionnaires qui mettent en garde contre ses actions font partie de l’« État profond ».

    Illustration par Sam Whitney/The New York Times

    Trump Constitution | Trump | Constitution | Politique | États-unis | Responsabilité | Pouvoir Exécutif

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Actualités

    L’acteur de Friends, Matthew Perry, décède à 54 ans

    "Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler Bing dans Friends, décède à 54 ans. Acteur très apprécié, sa mort suscite l'émotion mondiale."

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge selon un expert militaire

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge pour contrer les Houthis au Yémen, une manœuvre vue comme une démonstration de force envers l'Iran.

    Le Retour de Microsoft avec Bing et Edge : Une Menace pour Google ?

    Depuis moins de trois mois, ChatGPT a déjà créé...

    L’affaire des SMS entre Pfizer et la Commission européenne : ce qu’il faut savoir

    En avril 2021, le New York Times a révélé...

    Banque suisse : Credit Suisse en chute libre après la faillite de la SVB

    L'action de Credit Suisse a dévissé de plus de...

    Hébron : des blessés palestiniens lors d’attaques de l’armée et de colons sionistes

    Dix Palestiniens ont été pris en charge à Hébron. D’autres incidents, arrestations et sièges de maisons ont été signalés en Cisjordanie.

    Syrie : une enquête annoncée après l’hospitalisation de Mohamed Ghmira

    Les autorités de Lattaquié annoncent une enquête après l’hospitalisation de Mohamed Ghmira. Le cas d’Abd al-Salam Akko ravive aussi le débat sur les détenus en Syrie.

    Liban : 11 morts après des frappes de l’État sioniste dans le Sud

    L’armée de l’État sioniste affirme avoir tué un commandant du Hezbollah. Les frappes de samedi ont fait 11 morts et 19 blessés, d’après le bilan rapporté.

    Iran : deux médiations en attente autour du détroit d’Ormuz

    Mascate travaille avec Téhéran sur l’organisation du trafic maritime, tandis qu’une initiative pakistanaise vise à rétablir un canal politique avec Washington.

    Syrie : des milliers de dounams agricoles endommagés à Quneitra

    La direction de l’agriculture de Quneitra évalue à plus de 4 800 dounams les pâturages, cultures d’hiver et vergers endommagés après des épandages signalés en janvier.

    Détroit d’Ormuz : condamnations du Golfe après trois attaques contre des navires d’ADNOC

    Trois navires d’ADNOC ont été visés dans le détroit d’Ormuz en deux soirs. Les pays du Golfe ont condamné les attaques.

    Gaza : une délégation du Hamas attendue au Caire pour discuter de l’accord

    Conduite par Khalil al-Hayya, une délégation du Hamas est attendue au Caire pour discuter de l’accord de cessez-le-feu à Gaza.

    Coupe du Roi d’Arabie saoudite : les 32es de finale lancent la 40e édition

    La Coupe du Roi d’Arabie saoudite lance ses 32es de finale sur quatre jours, avec 32 clubs engagés dans cette 40e édition.

    à Lire

    Categories