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Dépistage du cancer de la prostate
Le dépistage du cancer de la prostate rebute encore de nombreux hommes, et pour cause : avec la prise de sang dosant le PSA, le toucher rectal est l’examen diagnostique de référence. Une sorte de passage obligé, pas très agréable.
Une nouvelle étude prometteuse
C’est pour éviter d’y avoir recours et donc potentiellement augmenter les taux de dépistage que les chercheurs s’attèlent à trouver des solutions. Dans une nouvelle étude, parue dans le Journal of Urology, des scientifiques dévoilent de bons résultats d’un test urinaire, réalisable à domicile, pour diagnostiquer le cancer de la prostate.
Éviter biopsies et surdiagnostic
Ici, l’analyse d’urines, testée auprès de 266 hommes, aurait permis aux patients ayant un taux de PSA élevé d’éviter 34 à 53 % de biopsies inutiles. Car si un taux de PSA élevé doit faire penser à un cancer et induire une biopsie, il peut aussi être lié à une autre pathologie : hypertrophie bénigne de la prostate, infection urinaire, prostatite, adénome de la prostate.
Le test MyProstateScore 2.0 (MPS2)
Ce nouveau test urinaire, appelé MyProstateScore 2.0 (MPS2), fonctionne en analysant 18 gènes associés au cancer de la prostate. Le test est très précis pour exclure la présence de cancers de la prostate cliniquement significatifs – ceux qui méritent un traitement – afin que les patients dont le résultat du test est négatif puissent, en toute confiance, éviter de devoir subir une IRM ou une biopsie.
Un changement dans le dépistage
Ce test urinaire, réalisable chez soi, pourrait intervenir en lieu et place du toucher rectal, et donc avant une potentielle biopsie. Les examens rectaux ne sont pas une partie de plaisir, a admis le Dr Tosoain. Ces résultats vont accroître l’impact du test, car il peut désormais être utilisé pour des tests à domicile.
Les prochaines étapes consisteront à démontrer l’utilisation du MPS2 chez les patients soumis à une surveillance active pour un cancer de la prostate de bas grade. Si l’on s’avérait tout aussi précis dans ce contexte, l’utilisation du MPS2 pourrait éliminer ou réduire le besoin de biopsies de la prostate pendant la surveillance active d’un cancer, permettant ainsi une surveillance non invasive fiable des cancers de bas grade.
En conclusion
Notons que si d’autres tests urinaires sont en cours de validation, aucun n’est pour l’heure disponible et autorisé en France.