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Symptômes, signes physiques, manifestations : quels sont les effets d’un gros stress sur le corps ?
Lors de l’exposition à une situation stressante – danger, menace, ou stress psychologique – l’amygdale du cerveau située dans le lobe temporal et impliquée dans l’analyse des émotions, perçoit et transmet cette information à l’hypothalamus, chef d’orchestre des fonctions dites végétatives. « Directement connecté au système nerveux autonome, c’est l’hypothalamus qui agit comme le centre de contrôle et active le système nerveux sympathique, initiant la réaction de ‘combat ou fuite’ pour faire face au potentiel danger », détaille la neurologue Donia Mahjoub.
L’activation du système nerveux sympathique provoque la libération de deux neurotransmetteurs, largement responsables des symptômes physiques du stress : l’adrénaline et la noradrénaline. Ces neurotransmetteurs activent en effet les différents organes vitaux (cœur, système respiratoire, système digestif), et provoquent un ensemble de manifestations physiques variées : accélération du rythme cardiaque (palpitations) et de la fréquence respiratoire, sensation d’essoufflement et d’oppression thoracique, augmentation de la tension artérielle, transpiration excessive, contractures musculaires, frissons, tremblements et troubles digestifs.
Stress intense, anxiété, situation anxiogène : est-ce que l’angoisse peut donner froid ou des frissons ?
Il existe deux grands types de frissons : ceux provoqués par un stimulus physique, généralement le froid, et ceux induits par un stimulus émotionnel : stress ou plaisir.
Le frisson émotionnel est très fréquent, et concerne aussi bien les émotions fortes de stress ou d’angoisse que les émotions positives liées à quelque chose qui nous touche ou nous émeut. Dre Donia Mahjoub, neurologue.
Nous en avons tous déjà l’expérience, avec une musique, un film ou une histoire émouvantes provoquant des frissons et la chair de poule. Ces deux types de frissons (émotionnels et physiques) ne sont pas régis par les mêmes mécanismes physiologiques.
Quand le frisson de froid s’explique assez facilement par son objectif de thermorégulation corporelle (réchauffer l’organisme), les frissons émotionnels sont quant à eux, principalement liés à la sécrétion d’hormones et de neurotransmetteurs. « Comme les tremblements ou les palpitations cardiaques, les frissons de stress sont la conséquence de l’activation du système sympathique, et de la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline par les glandes surrénales », indique la neurologue.
Quels sont les symptômes d’une crise de tétanie ou de spasmophilie et comment la calmer ?
Dans le langage médical, la tétanie désigne la contraction involontaire de certains muscles. La crise de spasmophilie est une forme de tétanie associée à un syndrome d’hyperventilation, se traduisant par une hyper-excitabilité musculaire consécutive d’une respiration rapide et ample supérieure aux besoins métaboliques. Bien qu’elle soit impressionnante, avec des manifestations physiques importantes (palpitations cardiaques, tremblement, sensation d’étouffement, nausées, vertiges, frissons…) la crise de spasmophilie n’est pas dangereuse.
Lorsqu’elle se manifeste, plusieurs outils peuvent aider à l’enrayer plus rapidement : la respiration par cohérence cardiaque est particulièrement efficace pour activer le système nerveux parasympathique responsable de la relaxation. Elle consiste à inspirer lentement et profondément par le nez en comptant jusqu’à 4, à retenir son souffle 4 secondes, puis à expirer par la bouche en relâchant toute contraction du diaphragme sur 4 à 6 secondes.
Quelles sont les maladies causées par le stress ?
Si le stress ne peut pas, à lui seul, provoquer des maladies, il est en revanche acquis qu’il est un facteur de risque de nombreuses pathologies. « Le stress peut influencer la survenue de pratiquement toutes les maladies, dont il majore les symptômes. Mais ce qui a été le plus étudié est l’implication du stress dans le déclenchement de maladies cardiovasculaires, telles que l’hypertension artérielle, les problèmes coronariens (AVC, infarctus du myocarde ou arythmie cardiaque). Dr Servant, psychiatre.
Le stress peut aussi contribuer à perturber le système digestif, en aggravant les symptômes du syndrome de l’intestin irritable (SII), favorisant les ulcères gastriques et le reflux gastro-œsophagien.
Enfin, de nombreux troubles fonctionnels, dont on ignore les causes précises, seraient en grande partie liés au stress.