Table of Contents
Un nouveau scandale éclate au Théâtre Lirico de Cagliari, suite au licenciement d’une flûtiste, le tout sous l’œil critique des syndicats et en plein milieu d’une enquête sur des pratiques de recrutement douteuses.
Licenciement d’une flûtiste
Daniela Astolfi, engagée à titre temporaire comme « maestro collaboratore » avec des fonctions administratives et organisationnelles, a été récemment licenciée par le Teatro Verdi de Trieste. Ce licenciement survient après une enquête sur une série de vols survenus dans les loges, des incidents qui auraient commencé il y a un an selon les plaintes d’artistes et de musiciens.
La police, ayant installé des microcaméras, a réussi à identifier la personne responsable des vols, ce qui a conduit à la décision de la fondation de procéder à un licenciement disciplinaire.
Critiques sur le processus de recrutement
La nomination d’Astolfi soulève des questions sur la transparence des procédures de recrutement au Théâtre Lirico de Cagliari. Les syndicats USB et Cisl Fistel Sardegna ont fait remarquer que le règlement stipule que les candidats ne doivent pas avoir eu de « sanctions disciplinaires » au cours des deux années précédant leur candidature.
De plus, le concours pour le poste a été annoncé seulement dix jours, au lieu des trente jours requis par le régulateur, et Astolfi était la seule candidate à avoir soumis sa candidature. Les syndicats demandent l’annulation du processus pour garantir la transparence et l’équité.
Enquête en cours contre le directeur
Nicola Colabianchi, le sovrintendant du théâtre, est déjà sous le feu des critiques pour des allégations concernant des recrutements non transparents et des cas d’absentéisme. Il fait également l’objet d’une enquête pour abus de pouvoir, fraude et faux documents. Malgré ces controverses, il est pressenti pour occuper un poste similaire à La Fenice de Venise.
Les syndicats, en particulier la Cisl, soulignent que le processus de recrutement actuel ne garantit pas une publicité adéquate, entravant la participation de candidats externes. Il est d’autant plus préoccupant que le mari d’Astolfi est un syndicaliste au sein du théâtre, ce qui soulève des doutes sur l’impartialité de cette nomination.
Un passé controversé
Plus récemment, la presse a ressuscité un article datant de 1976, révélant le passé néofasciste de Colabianchi, qui entretenait une correspondance avec des figures radicales de l’époque. Cette nouvelle dimension du scandale rappelle les défis rencontrés par la direction du théâtre à Cagliari.