Home ActualitéIsraël et Gaza : 83% de civils tués selon des données militaires fuitées

Israël et Gaza : 83% de civils tués selon des données militaires fuitées

by Sara
Israël, Palestine

Une enquête fondée sur des données militaires israéliennes classifiées fuitées révèle que cinq des six Palestiniens tués à Gaza étaient des civils, soit 83% des décès recensés. Ce pourcentage place le conflit parmi les situations où la mortalité civile est la plus élevée de l’ère moderne. Ces chiffres soulèvent des questions importantes sur la conduite des opérations et la protection des populations civiles, alors que les autorités israéliennes maintiennent qu’elles ne ciblent pas les civils.

Les données fuitées : chiffres clés

Les éléments révèlent plusieurs points saillants et inquiétants :

  • 83% des personnes tuées à Gaza apparaissent dans les données comme des civils.
  • Seuls 17% des décès sont désignés comme des combattants ou des personnes engagées dans les hostilités.
  • Le rapport souligne que ce taux de victimes civiles est l’un des plus élevés enregistrés dans les guerres modernes.

Ces chiffres mettent en lumière un déséquilibre important entre civils et belligérants parmi les victimes, et posent la question de l’efficacité des mesures visant à éviter les pertes civiles.

Que disent ces chiffres sur le conflit ?

Au-delà des pourcentages, plusieurs enseignements et interrogations émergent :

  • Ils interrogent la capacité des forces à distinguer civils et combattants pendant les opérations.
  • Ils remettent en cause l’argument selon lequel les pertes civiles ne sont que des dégâts collatéraux inévitables.
  • Ils alimentent le débat sur la proportionnalité et le respect du droit international humanitaire.

La faible proportion de combattants parmi les tués conduit beaucoup d’observateurs à questionner les pratiques de ciblage et la planification des frappes.

Conséquences juridiques et humanitaires

Les données ont des implications sur le plan juridique et humanitaire :

  • Les autorités et ONG pourront s’appuyer sur ces chiffres pour demander des enquêtes indépendantes.
  • Les organisations de défense des droits humains soulignent la nécessité d’une transparence totale sur les méthodes d’identification des victimes.
  • Sur le terrain, la population civile continue de subir des pertes humaines, des déplacements et une dégradation des conditions de vie.

Ces éléments renforcent l’appel à des mécanismes de responsabilisation et à une protection renforcée des civils.

Questions politiques et médiatiques

Les chiffres ont aussi déclenché un débat politique et médiatique animé. Ils posent notamment la question suivante : comment Israël peut-il continuer d’affirmer qu’il ne cible pas les civils alors que 83% des tués à Gaza sont des civils ?

Cette divergence entre communication officielle et données fuitées alimente les tensions internationales et les appels à des vérifications indépendantes.

Intervenants mentionnés

Parmi les voix qui ont commenté ou analysé ces données figurent :

  • Adrian Finighan — présentateur.
  • Gideon Levy — chroniqueur au journal israélien Haaretz.
  • Francesca Albanese — rapporteuse spéciale des Nations unies pour le territoire palestinien occupé.
  • Omar Shakir — directeur pour Israël et la Palestine chez Human Rights Watch.

Leurs analyses mettent en perspective les implications juridiques, politiques et humaines des données sur les civils tués à Gaza.

source:https://www.aljazeera.com/video/inside-story/2025/8/22/how-can-israel-continue-to-claim-it-does-not-target-civilians

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