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Maria Pourchet publie Tressaillir chez Stock à l’occasion de la rentrée littéraire ; ce roman de la rentrée littéraire interroge la rupture et les nuances des émotions dans la littérature française contemporaine.
Maria Pourchet et Tressaillir dans la rentrée littéraire
Dans Tressaillir, Maria Pourchet choisit de quitter la thématique de la passion qui avait marqué plusieurs de ses livres pour s’attarder sur la rupture. Le récit met en scène une femme qui part : l’auteure écrit ainsi « Partir, c’est pour la galerie, en vérité, on s’arrache ». Ce court énoncé donne le ton d’un roman centré sur l’effraction intime et la désorganisation des repères affectifs.
Le titre, sobre et polysémique, invite à plusieurs lectures : derrière Tressaillir, on peut entendre le sursaut de peur, la secousse de joie, ou encore le frisson du plaisir. Maria Pourchet laisse ses personnages au bord du constat plutôt qu’en posture définitive : « Les personnages de Maria Pourchet ne sont ni puissantes, ni faibles. Elles les autorisent à être dans le flou, donc au plus proche du réel. » Cette approche place le roman dans une veine qui refuse les certitudes et favorise les ambivalences.
Le livre paraît chez Stock et fait partie des parutions marquantes de la rentrée. Le texte de présentation évoque aussi, pour cette saison, « Le premier Totémic de la collection 25-26 », qualifiant la parution comme une échappée chez Maria Pourchet, écrivaine.
Parcours de l’autrice et précédents romans
Le chemin littéraire de Maria Pourchet commence, selon ses propres souvenirs, en voyage. Elle raconte qu’à 30 ans, alors qu’elle circulait en Italie avec son compagnon, elle lui relatait pour la énième fois le roman en germe ; c’est alors que « Nan, mais il faut que tu l’écrives maintenant », lui a dit l’homme. Elle a suivi ce conseil et, en 2012, publiée Avancer, son premier roman.
Après Avancer sont parus Champion, Toutes les femmes sauf Une, puis Feu, qui prend la forme d’un récit d’une passion amoureuse à deux voix. Feu a rencontré un accueil chaleureux à la fois critique et public, consolidant la place de Maria Pourchet dans le paysage du roman français contemporain. Son œuvre se lit comme une exploration récurrente des liaisons affectives, des ruptures et des zones d’incertitude qui traversent les relations.
Parallèlement à son travail d’écrivain, Maria Pourchet a participé à des projets radiophoniques : pour France Inter, elle a adressé 40 lettres à Romain Gary, auteur qu’elle cite comme son « auteur de chevet ». Ce geste témoigne d’un dialogue vivant avec la littérature du siècle dernier et d’une volonté de situer son écriture dans une filiation choisie.
Ton, style et éléments de mise en scène
Le ton de Tressaillir paraît resserré et attentif aux infimes mouvements intérieurs. Plutôt que de chercher des déclarations grandiloquentes, le roman semble privilégier les basculements soudains et les sensations fugitives qui traduisent une discontinuité affective. Le choix d’un titre bref renforce cette esthétique du fragment et du sursaut.
Dans son écriture, Maria Pourchet accorde de la place à l’indétermination : ses personnages, ni héroïnes affirmées ni victimes stéréotypées, évoluent dans un flou volontaire qui rapproche le texte de l’observation psychologique. Le lecteur est invité à suivre ces déplacements intimes plutôt qu’à recevoir des jugements tranchés sur les actes et les motivations.
Éléments annexes et programmation musicale
La parution de Tressaillir s’accompagne, dans la présentation d’origine, d’une courte programmation musicale qui accompagne l’univers sonore proposé autour du livre. La liste citée comprend des titres et artistes variés, reflétant une ambiance éclectique :
- Pulp – Spike Island
- Frankie Valli and the Four Seasons – Beggin’
- Vanessa Paradis – Bouquet final
Cette sélection musicale s’ajoute aux éléments biographiques et stylistiques qui entourent la sortie du roman, sans se substituer aux griefs thématiques du texte, centrés sur la séparation et les sensations qu’elle suscite.
Où en est la réception et la visibilité de l’œuvre
Au moment de sa sortie dans la rentrée littéraire, Tressaillir s’inscrit dans la continuité d’une œuvre déjà reconnue pour son exploration des rapports amoureux et des désordres intimes. Le livre renforce la présence de Maria Pourchet dans la scène de la littérature française, au fil de publications qui mêlent exigence stylistique et intérêt pour les situations relationnelles contemporaines.
Sans présumer de la suite des événements, la parution chez Stock et l’inscription au programme de la rentrée littéraire assurent au roman une visibilité significative auprès des lecteurs et des critiques attentifs aux nouvelles voix du roman.