More

    Condamnation en appel pour diffamation d’une ancienne élue bretonne contre le maire d’Argol

    France

    La cour d’appel de Rennes a confirmé le 11 septembre 2025 la condamnation pour diffamation visant une ancienne conseillère régionale de Bretagne, Françoise Le Goff, après ses accusations publiques contre le maire d’Argol ; elle avait affirmé être « elle aussi victime » des agissements du maire lors d’un conseil municipal en 2023.

    La cour d’appel confirme la diffamation envers le maire d’Argol

    La décision rendue jeudi 11 septembre 2025 confirme le jugement du tribunal correctionnel de Quimper. Françoise Le Goff, 75 ans, avait pris la parole le 11 août 2023 en séance publique du conseil municipal d’Argol (Finistère) pour soutenir le premier adjoint alors que la collectivité examinait s’il convenait de le maintenir en fonctions. Le premier adjoint avait sollicité la démission du maire, Henri Le Pape, visé par une plainte d’une agente communale pour « une agression sexuelle ».

    Lors de cette intervention, l’ancienne élue régionale avait déclaré avoir été agressée par le maire « quinze ans » plus tôt, et avoir « reçu le témoignage d’« autres femmes » qui « n’osaient pas » parler parce qu’elles avaient « peur » ». Elle a maintenu ces propos au procès en appel : « J’ai été victime de lui », a-t-elle dit. « Cela fait très mal de voir que d’autres femmes peuvent aussi être attaquées de cette façon », avait-elle ajouté.

    Peines prononcées et demandes du maire d’Argol

    En première instance, le tribunal correctionnel de Quimper avait reconnu Mme Le Goff coupable de diffamation. Elle avait été condamnée à une amende de 500 € avec sursis et à verser 500 € au maire à titre de dommages et intérêts. Henri Le Pape réclamait initialement 5 000 € en réparation de son « préjudice moral et d’image ». La cour d’appel a finalement confirmé la condamnation et les sommes allouées en première instance.

    Le maire, qui avait bénéficié d’un non‑lieu en 2009, deux ans après la plainte déposée à l’époque par Mme Le Goff, dénonce depuis des années des accusations fondées sur des éléments non établis. L’avocat du maire a résumé la position de la défense en parlant de « rumeurs » qui « reposent sur des on-dit », faisant valoir que « les enquêtes successives n’ont jamais démontré quoi que ce soit ».

    Les éléments de procédure et la parole publique en conseil municipal

    Le cadre factuel retenu par les juridictions fait état d’une prise de parole publique en 2023, dans un contexte de crise municipale liée à la plainte d’une employée communale. Mme Le Goff disait vouloir « mettre les pieds dans le plat » afin que « les conseillers municipaux le sachent », et affirmait vouloir « montrer [s]on soutien au premier adjoint » alors débattu par la assemblée municipale.

    Le tribunal et la cour d’appel ont jugé que les propos tenus relevaient de la diffamation, au regard de l’absence de preuves judiciaires établissant les faits dénoncés par Mme Le Goff. Les décisions judiciaires rappellent la distinction entre parole publique et allégation susceptible d’atteinte à l’honneur d’une personne lorsqu’elle n’est pas étayée par des éléments vérifiables.

    Réactions de l’intéressée et retombées locales

    Françoise Le Goff a exprimé au cours du procès en appel qu’elle bénéficiait d’un soutien local : « Pour la première fois, une femme de la commune a osé se rebiffer », avait‑elle déclaré lors de son audience. Elle a également relevé l’appui de la solidarité féminine, évoquant que cela avait « lavé [s] a honte », selon ses mots rapportés au procès en appel.

    Du côté du maire, la condamnation en appel doit être entendue comme la confirmation d’un tort moral et d’image à réparer, selon ses avocats. Les décisions des juridictions ne modifient pas les éléments antérieurs de la procédure pénale mentionnés — notamment le non‑lieu rendu en 2009 — mais elles confirment la qualification de diffamation retenue à l’encontre de la plaignante pour ses déclarations publiques.

    Diffamation | Maire Dargol | Accusation | Justice | Politique | Bretagne | France
    source:https://www.leparisien.fr/finistere-29/lancienne-conseillere-regionale-de-bretagne-avait-accuse-le-maire-dargol-de-lui-avoir-saute-dessus-12-09-2025-CLICEUGUNRB7TBYWPUPVJLP7DI.php

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici


    Actualités

    L’acteur de Friends, Matthew Perry, décède à 54 ans

    "Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler Bing dans Friends, décède à 54 ans. Acteur très apprécié, sa mort suscite l'émotion mondiale."

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge selon un expert militaire

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge pour contrer les Houthis au Yémen, une manœuvre vue comme une démonstration de force envers l'Iran.

    L’affaire des SMS entre Pfizer et la Commission européenne : ce qu’il faut savoir

    En avril 2021, le New York Times a révélé...

    Banque suisse : Credit Suisse en chute libre après la faillite de la SVB

    L'action de Credit Suisse a dévissé de plus de...

    Le Retour de Microsoft avec Bing et Edge : Une Menace pour Google ?

    Depuis moins de trois mois, ChatGPT a déjà créé...

    Tour de France 2026 : 184 coureurs au départ, mais seulement 30 Français

    Le Tour de France 2026 s'élance samedi 4 juillet...

    Jimmy Mohamed retiré de l’antenne de France Télévisions après les accusations de violences de son épouse

    France Télévisions a confirmé, lundi, que Jimmy Mohamed n'interviendra...

    Inflation : la France repasse sous les 2 % en juin, mais l’Insee attend une remontée à 2,7 % d’ici décembre

    L'inflation française retombe à 1,8 % sur un an en juin, après 2,4 % en mai, portée par la détente des prix de l'énergie. L'Insee anticipe cependant un retour à 2,7 % en décembre.

    Motion de censure contre Lecornu : les écologistes défient la majorité, le vote attendu lundi

    Le groupe écologiste à l'Assemblée nationale a déposé, jeudi...

    BCE, Banque de France, OCDE : trois signaux macroéconomiques qui pèsent sur la France cet été

    Alors que la BCE laisse entendre qu'une nouvelle hausse des taux est improbable en juillet, la Banque de France ramène sa prévision de croissance 2026 à 0,5 % et l'OCDE confirme que la France reste l'un des cancres budgétaires de la zone euro. Trois signaux qui dessinent un été tendu pour le portefeuille des Français et les comptes de l'État.

    Espagne : la croissance continue de défier la sinistrose française

    Le ministre espagnol de l'Économie Carlos Cuerpo a annoncé...

    à Lire

    Categories