La justice française a annoncé le retrait de l’autorité parentale de Cédric Jubillar sur ses deux enfants, après sa condamnation à 30 ans de réclusion pour le meurtre de Delphine Jubillar. Le tribunal d’Albi a rendu cette décision dans le cadre de la procédure civile qui suit le verdict pénal. Selon les avocats des enfants, cette mesure vise à protéger les intérêts des mineurs et à clarifier les droits de chacun pendant la période d’incarcération. Les enfants demeurent placés chez leurs proches, Patrice et Stéphanie, depuis la mise en examen de juin 2021.

À Albi, retrait total de l’autorité parentale
La décision a été rendue lors d’une audience civile au tribunal d’Albi, ce lundi 1er décembre 2025. Le dispositif retire tout droit de regard et de décision sur l’éducation et la santé des enfants.
Selon l’article 378 du Code civil, « un parent condamné pour un crime commis contre l’autre parent est automatiquement déchu de son autorité parentale, sauf motivation exceptionnelle contraire qui n’a pas été retenue ici. »
Selon La Dépêche du Midi, cette mesure s’appuie sur le cadre juridique prévu par le Code civil et s’applique mécaniquement lorsque le condamné est auteur d’un crime contre l’autre parent. Louis, 11 ans, et Elyah, 6 ans, restent placés chez la sœur de Delphine et son mari, Patrice et Stéphanie, depuis la mise en examen de leur père en juin 2021.

Cadre juridique et effets pour les enfants
Le principe est explicitement posé par le Code civil: l’article 378 prévoit le retrait des droits parentaux lorsque le parent est condamné pour un crime contre l’autre parent, et ce mécanisme est présenté comme automatique sauf motivation exceptionnelle contraire qui n’a pas été retenue ici.
Des observations des avocats des parties civiles insistent sur le fait que, depuis l’incarcération, Cédric Jubillar n’a échangé qu’une dizaine de lettres avec Louis et Elyah et que les échanges restent limités.
Selon les informations disponibles, la décision d’Albi est intervenue un peu plus d’un mois et demi après la condamnation pénale, et elle s’inscrit dans une logique de protection des enfants sans préjuger d’un éventuel recours.