À Toulouse, le débat sur l’encadrement des loyers s’invite dans la campagne municipale. Le candidat de la France insoumise, François Piquemal, en fait l’une de ses promesses, tandis que le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, rejette catégoriquement cette mesure et la juge inefficace.
Le porte-parole de la liste de Jean-Luc Moudenc affirme que LFI trompe les Toulousains et que l’encadrement des loyers ne fonctionne pas. Selon lui, cette politique réduit l’offre locative et, partout où elle a été appliquée, comme à Lyon ou Lille, les propriétaires se retirent du marché, ce qui pénalise les locataires, surtout les plus modestes, qui se retrouvent avec moins de choix et des difficultés accrues pour se loger, soutient-il, en citant une étude de l’observatoire Clameur.
Cette mise au point intervient alors que François Piquemal défend l’encadrement des loyers, notamment dans sa proposition de loi déposée le 3 décembre 2024 et réaffirmée par ses relais au conseil municipal de Toulouse. L’élu est candidat aux municipales et a inscrit la mesure dans son programme.
Pour François Piquemal, l’encadrement des loyers est indispensable pour stopper la spéculation, rendre le parc privé accessible à nouveau et redonner du pouvoir d’achat aux habitants. Il rappelle que les ménages consacrent en moyenne 30 % de leurs revenus à leur loyer dans le privé, un chiffre qui peut grimper jusqu’à 60 % pour les ménages les plus précaires.
De son côté, Jean-Luc Moudenc défend une approche différente. Selon son porte-parole, l’objectif est d’agir sur ce qui fonctionne: ne pas promettre des miracles, mais construire des solutions. Il estime qu’un maire bâtisseur sait qu’on ne fait pas baisser les loyers en ajoutant des règles, mais en développant des logements. Il appelle à abandonner les mesures inefficaces et à mettre en place des solutions concrètes favorisant un vrai accès au logement pour tous.