Emmanuel Macron a annoncé à Bruxelles que la France voterait contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Cette prise de position intervient après des mois de tensions sur les répercussions pour l’agriculture française et européenne.
Luc Smessaert, vice-president de la FNSEA et agriculteur dans l’Oise, a reagir a ce choix en declarant: « Il ne nous achètera pas en votant non ». Il ajoute que « enfin le president est clair, mais c est trop tard ». Selon lui, « notre president a compris que le traité va se signer » et cela « en dit long sur le poids de la France en Europe ». Il estime que cette situation est grave car elle reflète « un president de la Republique qui n a pas de vision pour son agriculture ». Il a ajoute: « Ca fait des mois, des années qu on aurait dû reagir beaucoup plus fortement. »

La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont appele jeudi a un grand rassemblement le 20 janvier devant le Parlement europeen a Strasbourg, si le traite est signe ce week-end. « Aujourd hui on est determine. On ira a Strasbourg pour chercher l ensemble des deputes europeens, afin d obtenir la majorite pour bloquer ce traite du Mercosur », affirme-t-il. « Si on a la majorite, on sera bloque au moins pour 18 mois. »
Le syndicat reclame egalement des annonces tres concretes de Sebastien Lecornu, promises par le Premier minister vendredi. Il attend notamment des decret sur « l eau », « les batiments d elevage », la mise en place du « plan de sauvegarde pour la viticulture », un soutien pour « les grandes cultures », secteur « en grande difficulte depuis deux ans », et des mesures portant sur la predation. « Est-ce qu enfin on va protéger les elevateurs plutot que le loup ? », interroge-t-il.