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Le surimi, souvent présent sur les tables d’apéritif en été, est une « pâte de poisson » d’origine japonaise. Signifiant « poisson hâché » en japonais, il s’agit d’un mélange de chair de poissons blancs pêchés en pleine mer, principalement du colin d’Alaska, du merlan bleu de l’Atlantique nord ou du merlu blanc des côtes d’Argentine ou du Chili, voire d’espèces asiatiques. Une enquête menée par 60 millions de consommateurs (n° 567, mars 2021) a dévoilé un classement de plusieurs références de surimi et souligné la méconnaissance des consommateurs sur leur composition réelle.
Classement et critères de l’enquête
Selon l’association de consommateurs, un surimi doit « contenir au moins 30 % de chair de poisson, sans qu’une liste précise d’espèces ne soit préconisée ». Cette exigence révèle une transparence limitée sur les espèces utilisées, leur provenance et le mode de pêche, alors que le WWF juge l’ensemble des surimis « À éviter ». L’enquête a évalué 14 références et s’est appuyée sur des critères tels que la teneur en sel, les additifs, le nutri-score, le nombre d’ingrédients et la proportion de poisson.
- Auchan Bâtonnets : 8/20
- Nautica (Lidl) Bâtonnets de surimi : 8/20
- Coraya (Savencia) Suprêmes Poisson sauvage goût langouste : 8,5/20
- Casino Bâtonnets Saveur crabe : 8,5/20
- Golden Sea Food (Aldi) Bâtonnets de surimi : 8,5/20
Le rapport souligne que l’eau est souvent présente en proportion équivalente à la pâte de poissons et, dans certains cas (Auchan, Casino), elle peut même être le premier ingrédient. Plusieurs composants transformés reviennent fréquemment, comme la fécule de pomme de terre, l’amidon de blé, le lait ou l’œuf réhydraté, les colorants et parfois des arômes. Le nombre d’ingrédients varie entre huit (Le moelleux de Fleury Michon) et treize, avec une moyenne autour de dix.
Proportions et ingrédients notables
Au-delà des matières premières, l’enquête met en évidence une diversité d’ingrédients et une utilisation répandue d’additifs. L’extrait de paprika (E160c) est couramment utilisé pour donner la teinte orange caractéristique au produit et, selon 60 millions de consommateurs, cet additif ne présente pas de danger pour la santé. Toutefois, la composition globale des surimis reste variable d’une référence à l’autre, ce qui complexifie le choix des consommateurs en matière de qualité nutritionnelle et d’origine des poissons.
La présence d’eau comme ingrédient principal dans certains produits et le recours à des ingrédients hautement transformés soulignent l’importance de lire attentivement les étiquettes et de comprendre ce que l’on consomme en termes de valeur nutritionnelle et d’éthique d’approvisionnement.
Points de vigilance: sel et santé
Le principal reproche adressé aux surimis porte sur leur teneur en sel. Les produits étudiés affichent entre 1,5 et 1,8 g de sel pour 100 g, soit près d’un tiers des apports journaliers recommandés. Cette plage peut être néfaste pour la santé, en particulier lorsque le surimi est consommé fréquemment par les enfants. Un apport élevé en sodium peut augmenter le risque d’hypertension, d’infarctus et de certains cancers. En parallèle, le sel favorise la rétention d’eau et peut influencer le profil nutritionnel global d’un repas.
Face à ces constats, il importe de réguler la dose de sel dans l’alimentation et de privilégier des choix plus équilibrés lorsque l’on souhaite intégrer des produits de poisson transformé à son menu.
Conseils pratiques pour choisir ou limiter sa consommation
- Préférez les références affichant une proportion élevée de vraie chair de poisson et une liste d’ingrédients réduite.
- Vérifiez le niveau de sel inscrit sur l’étiquette et comparez les teneurs entre les produits.
- Évitez les premiers ingrédients indiquant l’eau ou des additifs inutiles; privilégiez les produits dont la composition met en avant une réelle chair de poisson.
- Intégrez le surimi dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré et varié, en veillant à ne pas dépasser les apports journaliers recommandés en sodium.