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Le président américain semble s’orienter vers une option militaire contre l’Iran, tout en laissant une marge à la diplomatie, selon des responsables cités par la presse. Cette hésitation intervient alors que Washington explore différentes réponses à la répression des manifestations en Iran et évalue les risques d’une escalade régionale.
Entre diplomatie et option militaire Iran
Selon des sources proches de la Maison-Blanche, l’administration envisage un éventail de mesures allant de l’ouverture de négociations à des actions militaires ciblées. Toutefois, plusieurs conseillers mettent en garde contre les effets contre-productifs d’une frappe, et affirment que la plupart des propositions examinées restent, pour l’instant, non militaires.
Par ailleurs, la Maison-Blanche étudie une offre iranienne d’engagement autour de son programme nucléaire, mais le président paraît prêt à autoriser une action punitive si la situation l’exige. Les responsables insistent sur le fait qu’une éventuelle opération viserait à adresser un message précis au sommet du régime iranien, sans chercher à renverser directement le gouvernement.
Pressions internes et préparation américaine
Au sein de l’administration, des figures conservatrices encouragent une ligne ferme : certains élus, dont des sénateurs influents, demandent des mesures décisives sans recours à des forces terrestres. Simultanément, le vice-président et d’autres responsables travaillent à un ensemble d’options combinant pression diplomatique et préparation militaire.
La porte-parole de la Maison-Blanche a rappelé que Washington suit la situation de près et que « toutes les options », y compris l’option militaire, restent sur la table si nécessaire, même si la diplomatie demeure la priorité immédiate. Le représentant spécial en charge des pourparlers poursuit, pour sa part, les échanges discrets avec des interlocuteurs iraniens.
Mesures économiques et communication présidentielle
Parallèlement aux préparatifs stratégiques, le président a annoncé sur sa plateforme un durcissement des sanctions commerciales : toute nation commerçant avec l’Iran se verrait appliquer une taxe douanière de 25 % sur ses échanges avec les États-Unis, a-t-il déclaré. Cette mesure s’inscrit dans une logique de pression économique visant à isoler Téhéran.
Le département d’État a, en outre, conseillé aux citoyens américains présents en Iran d’envisager un départ terrestre vers des pays voisins et a averti que les détenteurs de double nationalité devaient utiliser leurs passeports iraniens pour sortir du pays. Les autorités ont mis en garde contre des coupures d’internet prolongées et le risque d’arrestations ou d’interrogatoires pour les ressortissants étrangers.
Réponse de Téhéran : « prêt pour toutes les options »
Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères a averti que son pays est prêt à affronter toute tentative américaine de recours à la force. Il a accusé les États-Unis et Israël de chercher à attiser des troubles internes et a souligné que l’Iran dispose aujourd’hui d’une capacité militaire plus étendue qu’auparavant.
Le ministre a aussi affirmé que des contacts avec l’émissaire américain se poursuivaient depuis avant les dernières manifestations et restent en cours, exprimant toutefois l’espoir que Washington optera pour ce qu’il a qualifié de « choix avisé ». Ces déclarations renforcent l’impression d’une confrontation où volontés de dialogue et menaces s’entremêlent.
Risques d’escalade et perspectives
Les autorités américaines et iraniennes envoient des signaux contradictoires : tandis que certaines voix prônent la prudence et la négociation, d’autres pressent pour une réponse musclée visant à punir la répression des manifestants. Le dilemme entre recours à la force et relance diplomatique illustre les enjeux régionaux et les risques d’un embrasement.
Dans ce contexte fragile, la communauté internationale observe de près les prochains pas de Washington et de Téhéran, conscients que chaque décision pourrait modifier l’équilibre sécuritaire au Moyen-Orient.