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Impact du sommeil des jeunes mères après l’accouchement
L’arrivée d’un bébé bouleverse profondément les habitudes quotidiennes des parents. Finies les soirées tranquilles devant la télévision sans les pleurs du nourrisson. Dès que l’enfant pointe le bout de son nez, les nuits complètes et les grasses matinées deviennent rares et les jeunes mamans, même celles qui dormaient plus de sept heures par nuit auparavant, se retrouvent rapidement fatiguées, voire épuisées. Cette fatigue a des répercussions immédiates sur le bien-être et la capacité à gérer le quotidien.
Plus de 30 % des nouvelles mères déclarent avoir passé plus de 24 heures sans dormir
Pour mener l’étude, les chercheurs ont analysé les données de 41 mères âgées de 26 à 43 ans, toutes primipares. Les informations relatives au sommeil ont été recueillies un an avant et un an après l’accouchement, principalement via une montre connectée. Bien que le manque de sommeil soit attendu, la durée moyenne du sommeil nocturne diminue de façon marquée pendant cette période. Ainsi, pendant la première semaine après l’accouchement, le sommeil moyen passe de 7,8 heures à 4,4 heures par nuit.
La plus longue période de sommeil ininterrompu passe de 5,6 heures avant la grossesse à 2,2 heures durant la première semaine post-partum. Parmi les 41 participantes, 31,7 % déclarent avoir passé plus de 24 heures sans dormir durant cette première semaine. Cette perte importante de sommeil ininterrompu est décrite comme la découverte la plus frappante par les chercheurs.
Pourquoi dormir en même temps que son bébé est-il un mauvais conseil ?
Le conseil courant consiste à dormir en même temps que le nourrisson, mais les résultats de l’étude montrent que ce n’est pas réellement bénéfique pour les jeunes mères. Les siestes des nourrissons durent généralement moins de deux heures, ce qui entraîne un sommeil très fragmenté chez la mère. L’angle principal est l’absence de sommeil ininterrompu, plutôt que le manque total de sommeil.
Entre la deuxième et la septième semaine post-partum, les mères dorment en moyenne 3,2 heures sans interruption, puis 4,1 heures entre la huitième et la treizième semaine. Ces nuits hachées contribuent à l’épuisement et augmentent le risque de dépression post-partum.
Que peut-on mettre en place ?
Pour limiter les effets négatifs, il est crucial d’anticiper les besoins en sommeil des jeunes mères dès l’accouchement et de les accompagner durant les premières semaines post-partum. Sans un accompagnement adapté, elles peuvent se sentir dépassées, voire développer une dépression post-partum.
Pour soutenir la jeune maman, et si le partenaire est présent, l’aide concrète au quotidien est essentielle : prendre le relais, participer aux soins du bébé et permettre à la mère de se reposer réellement afin de compenser le manque de sommeil ininterrompu. L’entourage joue un rôle clé dans la préservation de sa santé physique et mentale.
- prendre le relais lors des soins du bébé
- participer activement aux tâches liées au nourrisson
- organiser des périodes de repos ininterrompu pour la mère