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Israël refuse d’ouvrir le passage de Rafah malgré Washington

par Sara
Israël, États-Unis, Palestine, Égypte, Turquie, Qatar

Le gouvernement israélien a décidé de ne pas ouvrir temporairement le passage de Rafah, malgré une demande américaine visant à lancer la « phase deux » d’un plan destiné à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza. Cette décision, annoncée en soirée, marque une nouvelle tension entre Tel‑Aviv et Washington sur la mise en œuvre des arrangements envisagés pour l’administration et l’ouverture partielle du territoire.

Une décision présentée comme un désaccord avec Washington

Selon la presse israélienne, le cabinet restreint a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour permettre l’ouverture du passage de Rafah pour l’instant. Les autorités ont justifié leur position par des réserves sur l’architecture proposée pour la gouvernance temporaire de Gaza, qui figurait parmi les éléments-clefs de la phase suivante du plan américain.

En conséquence, le passage de Rafah restera fermé tant que ces désaccords diplomatiques ne seront pas réglés, privant ainsi de mouvement et d’espoir de nombreuses familles palestiniennes qui attendaient une réouverture facilitant les déplacements et l’acheminement d’assistance.

Les points de friction: Qatar, Turquie et prérogatives du conseil

Les divergences portent en premier lieu sur l’intégration de représentants du Qatar et de la Turquie au sein du conseil exécutif chargé de superviser Gaza. Des responsables israéliens ont signalé que l’inclusion de ces pays ne figurait pas dans les accords initiaux négociés avec les États‑Unis.

Par ailleurs, l’étendue des pouvoirs et le rôle exact de ce nouveau conseil restent flous, ce qui suscite des réserves à Tel‑Aviv sur les modalités d’une supervision internationale de l’administration temporaire.

  • Contestations sur la composition du conseil exécutif;
  • Incertaine répartition des compétences et responsabilités;
  • Absence de coordination perçue par certaines autorités israéliennes.

Échanges téléphoniques et réactions

Le Premier ministre israélien a eu un entretien téléphonique avec un responsable américain au cours duquel il a fait part de ses réserves concernant la participation de la Turquie et du Qatar. D’après des sources proches des discussions, son interlocuteur a insisté sur le caractère définitif de la décision d’inclure ces acteurs dans le dispositif de supervision.

Des médias israéliens ont également rapporté que Tel‑Aviv affirme ne pas avoir été consulté avant l’annonce publique du conseil exécutif pour Gaza et qu’il entend poursuivre les pourparlers avec Washington afin d’éclaircir ces points.

Conséquences immédiates pour Gaza

À court terme, le refus d’ouvrir le passage de Rafah maintient de fortes restrictions aux mouvements entre l’Égypte et la bande de Gaza, ralentissant l’arrivée d’aides et la réunification de familles séparées par le conflit. Les acteurs humanitaires et les populations locales subissent donc directement les retombées de ce désaccord diplomatique.

Alors que les discussions se poursuivent, l’avenir de la phase deux du plan américain reste incertain tant que les contours du conseil exécutif et les garanties demandées par Israël ne seront pas clarifiés.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/20/%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84-%d8%aa%d9%82%d8%b1%d8%b1-%d8%b9%d8%af%d9%85-%d9%81%d8%aa%d8%ad-%d9%85%d8%b9%d8%a8%d8%b1-%d8%b1%d9%81%d8%ad-%d9%81%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d9%88%d9%82%d8%aa

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