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Le président américain relance une menace d’action militaire contre l’Iran tout en exigeant un accord immédiat sur le dossier nucléaire, alimentant une nouvelle flambée de tensions au Moyen-Orient. Sur le réseau Truth Social, Donald Trump a annoncé l’envoi d’une « massive Armada » vers la région et a appelé Téhéran à « Come to the Table » pour négocier un pacte sans armes nucléaires.
Menaces et exigences de Washington
Dans un message long et incisif, le président a insisté pour qu’un « accord juste et équitable » soit conclu rapidement, répétant l’injonction « MAKE A DEAL! ». Il a en outre averti que si l’Iran refusait de négocier, une attaque future serait « bien pire » que celle de juin, faisant ainsi renaître la crainte d’une escalade militaire majeure.
Cette rhétorique intervient alors que l’administration américaine place la pression sur le régime iranien en combinant avertissements publics et déploiement de forces maritimes dans la région.
Position de Téhéran : pas de pourparlers sous la menace
En réaction, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que son pays n’entendait pas reprendre les négociations tant que des menaces persisteraient. Il a précisé qu’aucune demande de négociation n’avait été reçue récemment et que les discussions étaient incompatibles avec des exigences excessives ou des pressions.
Plus tôt ce mois-ci, des responsables iraniens avaient déjà prévenu qu’ils étaient prêts à répondre militairement si Washington « voulait le tester ». Téhéran nie viser des armes nucléaires et défend le caractère civil de son programme d’enrichissement.
Le passé lourd : attaques et répliques
En juin, des frappes attribuées aux forces américaines et alliées ont visé trois installations nucléaires iraniennes, attaques qualifiées par Washington d’éliminant le programme nucléaire. Téhéran a alors promis une « réponse globale et regrettable » en cas de nouvelle attaque et a frappé des forces américaines stationnées dans la région, notamment en ciblant une base où sont déployés des soldats étrangers.
Depuis, les deux camps ont multiplié les manœuvres militaires et les exercices près du détroit d’Hormuz, tandis que les Gardiens de la révolution ont averti que tout usage du territoire d’États voisins par les forces américaines rendrait ces États « considérés comme hostiles ».
Contexte intérieur iranien et bilan des manifestations
La posture américaine est également justifiée par la répression des manifestations antigouvernementales en Iran. Les bilans varient fortement selon les sources : le gouvernement iranien avance environ 3 117 morts, tandis que plusieurs ONG et comptes recueillant les signalements internes évoquent des chiffres beaucoup plus élevés, faisant état de milliers de morts et de dizaines de milliers de personnes portées disparues ou détenues.
Un rapporteur onusien a même évoqué la possibilité d’un bilan atteignant 20 000 victimes ou davantage, provoquant l’alarme internationale. Aucune vérification indépendante complète n’a cependant permis de confirmer de manière définitive l’ensemble de ces estimations.
Tensions régionales et réactions diplomatiques
La menace d’une action américaine a tendu l’ensemble de la région. L’Iran menace de riposter contre les bases abritant des forces américaines, tandis que des pays hôtes des forces américaines ont indiqué qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur espace aérien pour une offensive.
Parallèlement, la situation a déclenché une intense activité diplomatique : plusieurs pays de la région et des acteurs internationaux ont entrepris des contacts pour tenter de calmer les esprits. Des responsables ont mené des consultations séparées avec Téhéran et Washington dans l’espoir d’éviter une escalade incontrôlée.
- Des exercices militaires de part et d’autre ont été annoncés près du détroit d’Hormuz.
- Les autorités iraniennes ont averti que tout pays dont le territoire serait utilisé pour frapper l’Iran serait considéré comme hostile.
- Des chancelleries régionales multiplient les démarches pour désamorcer la crise.
Enjeux et perspectives
Alors que Donald Trump menace l’Iran et réclame un accord sur le nucléaire, la région se trouve à un point critique où une erreur de calcul pourrait entraîner une confrontation plus large. Les appels à la négociation persistent de certains partenaires, tandis que la défiance mutuelle complique la reprise d’un dialogue crédible.
Dans ce contexte, la communauté internationale surveille de près l’évolution des mouvements de forces et des initiatives diplomatiques, conscients que la fenêtre pour éviter une nouvelle conflagration pourrait se refermer rapidement.