Emmanuel Macron préside une nouvelle réunion consacrée au narcotrafic, jeudi après-midi à l’Élysée, entouré de quatre ministres. Il s’agit de la troisième réunion sur ce thème depuis celle du 18 novembre, convoquée peu après l’assassinat à Marseille de Mehdi Kessaci, le frère d’Amine, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic. La rencontre vise à évaluer l’avancement des mesures et à préciser les orientations à venir. La présidence a confirmé la présence des ministres concernés.

Selon l’Élysée, les participants feront le point sur la mise en œuvre des arbitrages pris lors des sessions précédentes, afin de prolonger l’action engagée par la loi contre le narcotrafic adoptée en juin 2025. Ils évalueront les résultats obtenus sur le terrain et préciseront les domaines où des ajustements sont nécessaires. Cette séance vise à assurer la continuité des décisions prises lors des réunions instiguées par le chef de l’État. Le contexte demeure celui d’un dispositif renforcé pour lutter contre les usages et leurs réseaux.
Les participants évoqueront aussi la création récente du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), établi en juin et installé le 5 janvier, sur le modèle du Parquet national antiterroriste et du Parquet national financier. L’objectif est d’harmoniser les procédures et de faciliter l’échange d’informations entre les services. Le sujet sera aussi l’allocation des ressources et le calendrier des prochaines étapes judiciaires. Le PNACO sera ainsi présenté comme un élément clé de la stratégie.
La réunion doit permettre de faire le point sur le déploiement des scanners dans les ports et les aéroports, ainsi que sur l’évolution de la politique publique de lutte contre les usages. Les organisateurs doivent aussi évaluer les modalités de coopération avec les autorités portuaires et douanières. Enfin, ils examineront les résultats des premières opérations pilotes et les ajustements nécessaires.
Elle abordera aussi les enjeux de coopération policière et judiciaire avec les partenaires internationaux. Les échanges portent sur l’entraide et l’harmonisation des cadres juridiques. Le président souhaite que ce volet soit renforcé dans les mois à venir.
Autre sujet du programme, la situation du narcotrafic aux Antilles, à laquelle le président souhaite accorder une attention particulière dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires renforcés et la finalisation d’axes stratégiques spécifiques. Cette partie du dossier sera suivie de près par la présidence afin de mesurer les progrès et d’ajuster les actions sur place.
La lutte contre les usages au menu
Cette réunion portera notamment sur le suivi des arbitrages pris par le président lors des premières réunions sur ce thème, dans la continuité de la loi contre le narcotrafic adoptée en juin 2025. Les participants examineront aussi le fonctionnement du nouveau Parquet national anticriminalité organisée et les échanges avec les autorités policières et judiciaires partenaires. Ce volet vise à confirmer la mise en œuvre des mesures et à préparer les prochaines étapes de coordination. Les échanges insisteront sur l’efficacité des dispositifs et la coopération avec les partenaires internationaux.