Depuis 2021, trois communes de l’Albret avaient instauré une police pluri-communale. Cette semaine, en conseil municipal, leurs élus ont annoncé mettre fin à ce dispositif. Les conseils municipaux de Nérac et Lavardac ont voté lundi soir; Barbaste a suivi jeudi soir. La police pluri-communale cesse d’exister. Créée pour mutualiser les coûts, les moyens et le matériel, cette organisation est jugée aujourd’hui peu adaptée à la réalité des trois communes.
Le dispositif était composé de quatre agents: deux recrutés et salariés par la ville de Nérac — dont le chef du service — et un agent pour chacune des deux autres communes. Les relations entre ces policiers n’étaient pas au beau fixe: deux d’entre eux sont actuellement en litige devant le tribunal d’Agen pour des faits de violence, présumés survenus en septembre dernier.
Sur le fond, l’équipe était fréquemment absorbée par les activités sur Nérac, ce qui réduisait sa présence à Lavardac et Barbaste, malgré des dizaines de milliers d’euros investis annuellement.
Les fortes relations entre les trois maires ont permis une sortie concertée et convaincue de ce fonctionnement. Elle prendra effet au 1er mai prochain.
Les maires ont assuré le maintien des agents. Nérac envisage de restructurer le service au niveau effectif comme il l’était avant 2021: soit quatre policiers municipaux. Lavardac et Barbaste auront chacun leur propre policier municipal.
Chaque année, le montant des amendes de police est redistribué à la commune pour financer des travaux de sécurisation. À Nérac, ce montant dépasse 57 000 €. Pour 2026, des travaux prévus: sécurisation du Moulin des Tours; sécurisation de la sortie du Smur et de la contre-allée d’Albret; installation de chicanes à l’entrée du hameau de Nazareth; pose de ralentisseurs rue Gambetta.