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Présent en Italie pour les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, Gus Kenworthy, ancien athlète américain qui porte désormais les couleurs de la Grande-Bretagne depuis 2019, a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux avec un geste perçu comme une prise de position politique. Sur Instagram, il a publié une photo de ses skis sur lesquels apparaissaient les mots « Fuck ICE » écrits en jaune dans la neige. L’authenticité exacte de ces mots a été sujette à débat, certains évoquant une inscription réalisée avec de l’urine, sans confirmation officielle.
Contexte et appel éventuel à l’action
Kenworthy appelle les Américains à écrire à leurs sénateurs pour demander de freiner les actions de l’ICE, l’agence fédérale d’immigration. Il affirme que des innocents ont été tués et que l’on ne peut pas rester les bras croisés face à ce qu’il décrit comme un pouvoir incontrôlé qui affecte les communautés. Selon lui, les sénateurs disposent encore d’un levier de pression qui pourrait être actionné en ce moment.
Sanction et cadre juridique
En dépit de ce message, l’athlète ne fera pas l’objet d’une sanction par le Comité international olympique. Le CIO rappelle que, conformément à la règle 50.2 de la Charte olympique, aucune manifestation politique, religieuse ou raciale n’est autorisée sur les sites et lieux olympiques. Toutefois, un porte-parole a précisé que les expressions personnelles des athlètes sur les réseaux sociaux ne relèvent pas de la régulation stricte du CIO et que la liberté d’expression est prise en compte pendant les Jeux. Selon les informations relayées par The Guardian, ce point a été confirmé par un porte-parole du CIO.
Réaction et portée
Pour l’instance olympique, Kenworthy n’a pas enfreint les règles et sa publication ne constitue pas une sanction nécessaire. Cette position est considérée comme une application des directives sur la liberté d’expression des athlètes pendant les Jeux.