Téhéran affirme contrôler la circulation dans le détroit d’Hormuz, tandis que Washington assure pouvoir maintenir indéfiniment son dispositif maritime contre l’Iran. Les deux positions s’opposent sur le contrôle effectif de cette voie d’eau stratégique.
Le nouveau commandant des forces de mobilisation populaire, Hossein Taeb, a déclaré que le passage relevait de la « gestion et du contrôle » iraniens. Un porte-parole du quartier général Khatam al-Anbiya a, lui aussi, affirmé qu’aucun navire ne pouvait le franchir sans autorisation et supervision de Téhéran.
Deux stratégies affichées face à face
Mohammad Mokhber, conseiller du guide iranien, a dit que la stratégie de Téhéran deviendrait une « guerre offensive » si ses conditions n’étaient pas satisfaites. Un autre responsable iranien a affirmé que la réouverture du passage ne pouvait être décidée unilatéralement par les États-Unis.
Côté américain, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a déclaré que la marine pouvait prolonger le blocus maritime. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a évoqué une combinaison de pression économique et de mesures autour d’Hormuz. Le vice-président JD Vance a présenté la continuité des approvisionnements énergétiques et la stabilité des prix du pétrole et du gaz comme des priorités de l’administration.
Des pétroliers d’ADNOC visés, d’après Abou Dhabi
Le ministère émirati des Affaires étrangères a dénoncé ce qu’il qualifie d’attaque iranienne contre deux pétroliers d’ADNOC durant leur passage dans le détroit. ADNOC a indiqué qu’aucune blessure n’avait été signalée et que la situation était sous contrôle, sans donner de détails sur les navires, leurs cargaisons ni l’ampleur des dommages.
Les autorités émiraties ont indiqué qu’il s’agissait du deuxième épisode de ce type visant des navires de la compagnie en moins d’une semaine. Ces éléments reposent sur les déclarations des parties concernées et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir une version indépendante des faits.
