La part des stations-service signalées en difficulté a atteint 14 % dans le Grand Est le 16 août à 9 h, contre 9 % deux jours plus tôt. La hausse intervient alors que la sécheresse perturbe les voies navigables et que l’acheminement fluvial de l’essence vers Strasbourg est fortement contraint. Elle ne décrit pas, à elle seule, une pénurie généralisée ni une évolution des prix à la pompe.
Un indicateur qui se dégrade dans le Grand Est
| Relevé gouvernemental | Grand Est | France entière |
|---|---|---|
| 14 août, 17 h | 9 % | 3 % |
| 15 août, 17 h | 12 % | 4 % |
| 16 août, 9 h | 14 % | 5 % |
L’écart avec le total national est net dans ces relevés. Le tableau public ne mesure toutefois pas un volume de carburant manquant ni l’affluence des automobilistes : il recense les stations où au moins un type de carburant, essence ou gazole, n’est plus disponible.
La contrainte logistique derrière les chiffres
Les vagues de chaleur successives ont dégradé les conditions de navigation sur une partie du réseau fluvial, avec plusieurs fermetures de canaux annoncées le 14 août. Dans l’Est, la faible navigabilité du Rhin complique aussi l’arrivée de barges vers le port de Strasbourg, une voie d’acheminement habituelle de l’essence.
Des solutions ferroviaires et routières sont mobilisées pour acheminer le carburant. Les données disponibles ne permettent pas de mesurer leur contribution exacte ni d’attribuer à elles seules l’ensemble des indisponibilités régionales.
Ce que les données ne permettent pas d’affirmer
Les sources disponibles ne permettent ni de mesurer la durée exacte de la perturbation, ni d’en attribuer à elles seules toutes les causes. Elles n’établissent pas non plus une hausse généralisée des prix des carburants.
