Une lycéenne de 17 ans, victime de harcèlement scolaire selon ses parents, s’est suicidée mardi en gare de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, a déclaré jeudi 15 janvier le procureur de Meaux dans un communiqué. Selon le magistrat, Jean-Baptiste Bladier, la famille a expliqué à la police que la jeune fille avait été victime de harcèlement scolaire depuis décembre et « qu’à la rentrée de janvier, la situation ne s’était pas améliorée, bien que les élèves susceptibles d’être les auteurs des faits de harcèlement aient été convoqués par la direction de l’établissement ». Toujours selon la famille, la « jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d’établissement le jour de son décès » et « au cours de cet entretien, l’intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits ».

Deux enquêtes ouvertes. Le parquet a ouvert deux enquêtes : une pour déterminer les causes de la mort et la seconde, « dans le cadre d’une enquête préliminaire, du chef de harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider », dont la peine encourue est de dix ans. Selon Jean-Baptiste Bladier, depuis la mort de l’adolescente, « le personnel de direction de l’établissement est victime, notamment sur les réseaux sociaux, de menaces violentes, tandis que des rassemblements sont organisés devant le lycée, tant à l’initiative de la famille de la défunte, que de tiers ». « D’autre part, des élèves susceptibles d’être impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de faits de harcèlement », a ajouté le chef du parquet, annonçant l’ouverture de deux autres enquêtes préliminaires, l’une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique et la seconde pour harcèlement moral. Dans son communiqué, le procureur a déploré « une possible instrumentalisation de ces faits humainement dramatiques » et souligné que « les investigations démarrent à peine » et qu’elles seront « complexes ».
À Mitry-Mory, deux enquêtes ouvertes après le drame. Le parquet de Meaux a ouvert deux enquêtes, l’une pour déterminer les causes exactes de la mort et l’autre, menée dans le cadre d’une enquête préliminaire, sur des faits de harcèlement scolaire ayant conduit au suicide, une infraction passible de dix ans d’emprisonnement. Des éléments transmis indiquent que des rassemblements ont été organisés devant le lycée et que le personnel de direction est visé par des menaces, tandis que des élèves éventuellement impliqués dans les faits dénoncés sont eux-mêmes victimes de harcèlement.
« Des réponses pénales fermes seront apportées », a indiqué le procureur, rappelant que les investigations « démarrent à peine » et qu’elles seront « complexes ». Des précautions et une tranquillité doivent être garanties autour de la mission éducative, a-t-il ajouté, précisant que la communauté éducative doit pouvoir jouir d’une tranquillité indispensable à sa mission éducative.