Table of Contents
Les autorités européennes et américaines ont vivement condamné l’attaque russe sur Kiev, appelant à un renforcement des sanctions et à un soutien militaire accru à l’Ukraine. Les déclarations interviennent après des frappes qui ont fait des victimes dans la capitale et endommagé des bâtiments liés à l’Union européenne. La question des garanties de sécurité pour Kiev et des livraisons d’armements reste au centre des discussions.
Réactions de l’Union européenne
Kaja Kallas, désignée dans le communiqué comme la représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, a condamné avec force les récentes frappes russes sur Kiev. Elle a estimé que « ces attaques montrent que Poutine se moque de toute tentative en faveur de la paix ». Cette prise de position a été faite à son arrivée à Copenhague pour une réunion de deux jours des ministres de la défense et des affaires étrangères des 27 États membres.
Kallas a appelé à durcir la pression sur Moscou, en évoquant des sanctions supplémentaires ciblant notamment :
- les exportations d’énergie russes,
- les services financiers de la Russie,
- un renforcement global des mesures économiques susceptibles de « leur faire le plus mal », selon elle.
Elle a aussi exhorté les États membres à maintenir les livraisons d’armes à l’Ukraine et à soutenir Kiev par des mesures concrètes :
- poursuite de la formation des forces ukrainiennes,
- renforcement de l’industrie de défense ukrainienne,
- engagements supplémentaires des pays membres pour soutenir militairement l’Ukraine.
Par ailleurs, la commissaire européenne chargée de l’élargissement Marta Kos a indiqué que le bâtiment de la délégation de l’UE à Kiev avait été endommagé à la suite des bombardements.
Condamnations américaines
Le représentant spécial des États-Unis pour l’Ukraine, Keith Kellogg, a dénoncé ces attaques en soulignant leur danger pour le processus de paix. Sur la plateforme X, il a qualifié les frappes d’« horrifiantes » et a dit qu’elles menaçaient les efforts de médiation soutenus par le président américain.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le président « n’était pas content » des nouvelles, sans toutefois être surpris, évoquant le fait que « ces deux pays sont en guerre depuis longtemps ». Elle a aussi rappelé que la Russie avait lancé l’attaque sur Kiev, et que l’Ukraine avait récemment visé des raffineries russes, perturbant près de 20 % de la capacité de raffinage russe, selon ses propos.
Le message de la Maison-Blanche a aussi rappelé que, selon Leavitt, le président s’emploie à chercher des voies de paix et pourrait commenter davantage la situation ultérieurement.
Aide militaire et ventes d’armement
Le Pentagone a annoncé qu’un accord potentiel de vente à l’Ukraine avait été approuvé par le département d’État, pour un montant estimé à environ 825 millions de dollars. Cette vente porterait sur des missiles de croisière aériens et des équipements connexes.
Selon les informations communiquées, le lot envisagé comprend :
- des missiles et des systèmes de guidage,
- des systèmes de guerre électronique,
- des moyens dont la portée est évaluée à « plusieurs centaines » de kilomètres d’après un fabricant.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait par ailleurs indiqué plus tôt avoir sécurisé 1,5 milliard de dollars auprès d’alliés européens pour l’achat d’armements américains, un mécanisme présenté comme renforçant sensiblement les défenses de Kiev.
Garanties de sécurité et perspectives diplomatiques
Lors d’une réunion virtuelle avec des dirigeants européens, Volodymyr Zelensky a insisté sur la nécessité d’établir des formules claires de garanties de sécurité. Il a demandé des réponses précises sur qui défendrait l’Ukraine par terre, par mer et par air en cas de nouvelle agression russe, et sur la manière dont chaque pays serait concrètement impliqué.
Le ministre estonien de la Défense, Hanno Pevkur, a estimé que la meilleure garantie pour la sécurité de l’Ukraine serait son adhésion à l’OTAN. Ce point de vue souligne les débats en cours sur les modalités de protection à long terme pour Kiev.
Sur le plan diplomatique, le président américain a manifesté son intention d’organiser une rencontre entre Zelensky et Vladimir Poutine et a averti qu’il pourrait imposer de nouvelles sanctions à la Russie si aucun progrès n’était constaté vers la fin du conflit. Des responsables ukrainiens doivent rencontrer des membres de l’administration américaine à New York pour poursuivre ces discussions.