Un nouvel épisode dans l’enquête sur l’Incendie Crans-Montana survenu lors du Nouvel An voit une quatrième personne impliquée. Selon BFMTV et d’autres relais, l’actuel chargé de sécurité de la mairie est désormais visé et sera entendu début février, tout comme les gérants Jacques et Jessica Moretti qui font l’objet d’une instruction pénale. Des éléments de sécurité et des inspections passées refont surface, pointant des manquements constatés avant l’incendie. Les autorités tentent de déterminer les responsabilités et les mesures prises ou non par l’établissement.
Quatrième personne mise en cause et audition prévue début février à Crans-Montana
Selon BFMTV, c’est désormais l’actuel chargé de sécurité de la mairie qui est mis en cause et sera entendu le 6 février prochain. L’ancien chargé de sécurité sera entendu le 9 février dans ce même dossier. Jacques et Jessica Moretti font l’objet d’une instruction pénale et ont été auditionnés une première fois à la mi-janvier; ils ont été interrogés sur la mousse insonorisante au plafond qui a pris feu et sur les feux de bengale placés sur des bouteilles de champagne.
Dans ce même dossier, BFMTV précise que le couple de gérants est visé par une instruction pénale pour « homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence » et a été placé en détention provisoire avant d’être libéré après paiement d’une caution le 23 janvier. Les autorités ont aussi évoqué les questions de sécurité et les mesures prises ou non dans l’établissement lors de cette soirée du Nouvel An.
Des rapports d’inspection signés par l’ancien chargé de sécurité signalaient des manquements, et des inspections prévues annuellement étaient évoquées dans l’enquête. Normalement, ces contrôles doivent avoir lieu chaque année. Pour le Constellation, il y en a 3 en 10 ans, dont le dernier en 2019. En 2018, l’homme signalait sept défauts parmi lesquels l’escalier en bois construit avec des matériaux « combustibles » ou encore les portes d’entrées qui ne s’ouvrent pas vers l’extérieur. Deux éléments essentiels mis en cause le soir du drame. Les salariés n’ont également pas été « formés et instruits » à la gestion d’un incendie.
Jusqu’en 2022, Jacques Moretti était gérant et a racheté les murs de l’établissement à Julien Beytrison. Dans aucun document ne sont mentionnées les mousses anti-phonique qui ont pris feu. Grâce à des travaux d’insonorisation, le bar avait même obtenu l’autorisation de la mairie en 2016 de repousser l’heure de fermeture à 2 h du matin, malgré l’opposition des habitants.

Contrôles et responsabilités: ce que révèlent les inspections
Des contrôles problématiques sont au cœur de l’examen, après que des rapports d’inspection signés par l’ancien chargé de sécurité ont relevé des déficiences. Normalement, ces inspections doivent avoir lieu chaque année. Pour le Constellation, 3 inspections en 10 ans, le dernier en 2019; en 2018, sept défauts étaient signalés, parmi lesquels l’escalier en bois construit avec des matériaux « combustibles » et des portes d’entrées qui ne s’ouvrent pas vers l’extérieur. Deux éléments essentiels mis en cause le soir du drame; les salariés n’ont également pas été « formés et instruits » à la gestion d’un incendie.
Jusqu’en 2022, Jacques Moretti était gérant et a racheté les murs de l’établissement. Dans aucun document ne sont mentionnées les mousses anti-phonique qui ont pris feu. Grâce à des travaux d’insonorisation, le bar avait obtenu en 2016 l’autorisation de repousser l’heure de fermeture à 2 h du matin, malgré l’opposition des habitants. L’enquête explore désormais si ces éléments et ces contrôles ont été correctement appliqués et si des responsabilités peuvent être établies au-delà des gérants et des anciens responsables.