Selon l’Insee, les dépenses de consommation des ménages français en biens ont reculé de 0,6% en décembre, après -0,3% en novembre. Cette évolution concerne principalement les biens fabriqués et les postes comme les biens d’équipement du logement et les matériels de transport. Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, la consommation des ménages en biens s’accélère (+0,4%), grâce à une hausse des biens fabriqués et à une énergie plus résiliente. «la consommation des biens fabriqués augmente de nouveau, la consommation d’énergie ralentit un peu et la consommation alimentaire est stable», détaille l’Insee.
Décembre 2025: dépenses et dynamique par poste
Dans le détail, les dépenses en biens durables reculent de 1,2% en décembre, après une hausse de 0,4% en novembre. Ce repli s’explique par une nette baisse des achats de biens d’équipement du logement (-0,7%), notamment de meubles, et par la diminution des achats de matériels de transports (-0,7%), y compris l’achat de véhicules neufs. Les dépenses en habillement-textile reculent elles aussi nettement, de 2,1%, après une hausse de 1% le mois précédent. Les achats d’autres biens fabriqués restent stables, après +0,3% en novembre.

Sur l’ensemble du 4e trimestre, la consommation des biens fabriqués a augmenté de 0,5%, comme au 3e trimestre. La consommation alimentaire diminue à nouveau, de 0,9%, après une diminution de 0,1% en novembre, en raison d’une baisse des achats de produits alimentaires divers, dont le chocolat. La consommation de tabac a elle augmenté.
Enfin, les dépenses en énergie des ménages ont affiché un rebond, de 0,8% après un recul de 2% en novembre. Une reprise expliquée par un rebond de la consommation en super sans plomb et en gasoil stimulée par des prix bas. La consommation de gaz et d’électricité, elle, a baissé pour le 2e mois consécutif, en raison de températures supérieures à la normale.
Pour le 4e trimestre, la consommation d’énergie a ralenti, affichant une hausse de 0,8%, contre +1,2% au 3e trimestre.
Contexte macroéconomique et tendances de fin d’année
Le tableau de bord macroéconomique montre que le PIB a progressé de 0,9% sur l’année 2025, après 0,2% au quatrième trimestre et 1,1% en 2024. Cette dynamique globale masque toutefois des écarts entre les ménages et les secteurs: la consommation reste un moteur, mais la confiance et le pouvoir d’achat demeurent des contraintes pour certains foyers. Selon les chiffres publiés, «la consommation des biens fabriqués augmente de nouveau, la consommation d’énergie ralentit un peu et la consommation alimentaire est stable», résume l’Insee, soulignant la convergences entre les postes.
Parallèlement, la confiance des ménages a légèrement gagné en décembre 2025, avec l’indicateur atteignant 90, mais restant en dessous de la moyenne de long terme de 100. Cela reflète des inquiétudes persistantes sur l’évolution du niveau de vie et de l’inflation, malgré un contexte d’inflation plus faible qu’ailleurs en Europe.
Les économistes notent une contraction modeste de l’investissement privé et une épargne élevée qui freine la reprise de la consommation dans certains segments. L’année 2025 témoigne d’une économie française qui se porte globalement bien, mais où le pouvoir d’achat et la consommation des ménages restent des fils conducteurs à suivre en 2026.