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Dijon : réaction face à l’agression d’une conductrice de bus

par Lea
France

Le groupe Dijon Change d’Ère réagit à l’agression d’une conductrice du réseau Divia à Dijon et affirme son soutien total à la victime. Il salue le courage et le professionnalisme dont elle a fait preuve face à cette violence, et réaffirme sa solidarité avec l’ensemble des agents qui travaillent sur le réseau et, trop souvent, se retrouvent en première ligne. Cette prise de position appelle à une réflexion commune avec les organisations syndicales pour répondre durablement à ces actes dans l’espace public.

Le communiqué précise que Dijon Change d’Ère est prêt à dialoguer avec les partenaires sociaux afin d’élaborer des solutions pérennes pour lutter contre les incivilités et renforcer la tranquillité publique. Il rappelle son soutien inconditionnel à la conductrice et à l’ensemble du personnel, et condamne sans équivoque les actes d’agression qu’ils ont dû subir. Le texte affirme que les réactions politiques fondées sur la peur ne suffisent pas à endiguer ce phénomène.

Les auteurs du texte considèrent que les discours démagogues et sécuritaires de certains opposants ne proposent pas de réponse efficace. Ils critiquent les positions qui promettent davantage de police sans adresser les causes profondes des violences et rappellent les choix faits dans le passé lorsque la police de proximité a été réduite et les effectifs de la police nationale diminués.

De plus, le programme propose une politique de tranquillité publique plus globale. Il prévoit la mise en place d’un dispositif municipal permanent de prévention et de médiation dans l’espace public, articulé autour d’un service de prévention associant éducateurs spécialisés diplômés et médiateurs professionnels. Ce service fonctionnerait en complémentarité avec la police nationale et la police municipale, et avec les acteurs sociaux du territoire.

L’objectif est de prévenir les incivilités, de renforcer la tranquillité publique et de restaurer le lien social. Cette approche couvre un spectre large, allant de la prévention et de la réinsertion, jusqu’à l’intervention policière et judiciaire lorsque nécessaire. Elle défend une vision plus holistique que le seul prisme sécuritaire.

Tout en saluant la réactivité de l’actuelle maire sur la question des problématiques de santé mentale, le texte souligne qu’il faut agir plutôt que se contenter de mots. Il préconise le déploiement d’équipements de santé dans les quartiers les plus défavorisés, en lien avec les professionnels et les habitants, et la création d’un tiers-lieu de santé rassemblant les acteurs de la santé et les interventions sociales. Ce lieu faciliterait le repérage des problématiques et l’organisation d’un accompagnement médical et psychologique.

Le document affirme aussi son soutien au personnel du Centre Hospitalier de la Chartreuse, qui lutte depuis des années pour obtenir les moyens nécessaires à la prise en charge des personnes mentalement fragiles. Au-delà des déclarations, il promet des mesures concrètes et, dès l’installation à la mairie, l’action.

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